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Plates-formes de forage : une sécurité à réviser

Date de diffusion : 16 février 1982

La disparition de la plate-forme amène à s'interroger sur la sécurité en mer au large de la côte est du Canada.

Les chercheurs et la population mettent en doute l'efficacité des équipements de sauvetage utilisés sur les plates-formes en cas de conditions météorologiques fortement défavorables. Les compétences des organismes de réglementations est également remise en question.

Pour sauver l'Ocean Ranger, la commande manuelle des soupapes des réservoirs était possible mais le personnel l'ignorait. Au moment de l'accident, il n'existait aucune instruction ou illustration concernant cette méthode dans la salle de contrôle des ballasts.

Un des problèmes liés au forage en mer, ou offshore, est que l'aspect maritime de l'activité a été en grande partie mis de côté.

Les cadres engagés provenaient surtout de l'industrie pétrolière, alors qu'on n'avait pas cherché à recruter des marins d'expérience. C'est ainsi que des patrons n'ayant pas de connaissances maritimes ont pu diriger des plates-formes pétrolières.

Plates-formes de forage : une sécurité à réviser

• À l'époque de la tragédie, environ 2000 Terre-Neuviens sont employés sur les plates-formes de forage. Les ouvriers y travaillent pendant trois semaines, pour ensuite prendre trois semaines de congé. Lors des trois semaines de travail, les hommes ne peuvent communiquer avec leur famille qu'en cas d'urgence.

• La plate-forme fore 24 heures sur 24, les équipes se relayant toutes les douze heures. Les ouvriers sont bien payés mais leur charge de travail est exténuante.

• Le 6 février 1982, huit jours avant l'accident, la plate-forme penche de six degrés vers bâbord, en raison d'une erreur dans le contrôle des ballasts. Le capitaine, considéré comme responsable de la sécurité, ne réussit pas à régler le problème. Il n'est à bord que depuis quelques jours. C'est l'opérateur de ballasts, réveillé par l'accident, qui réussit à ajuster le lest afin que la plate-forme redevienne stable.

• Le 19 février 1982, le cabinet provincial de Terre-Neuve proclame une journée de deuil. Des cérémonies ont lieu à travers la province. Cette journée-là, cinq corps sont ramenés des flots.

• En tout, seulement une vingtaine de corps seront repêchés sur les 84 victimes.La majorité des disparus sont des Terre-Neuviens, car ODECO, propriétaire de la plate-forme, favorise l'embauche de travailleurs de la province. À l'été 1985, un parc est inauguré à Saint-Jean de Terre-Neuve à la mémoire des victimes de l'Ocean Ranger.

Plates-formes de forage : une sécurité à réviser

Média : Radio

Émission : Présent édition nationale

Date de diffusion : 16 février 1982

Invité(s) : François Bregha, Georges Landriot

Ressource(s) : Robert Landry, Pierre Nadeau, Michelle Roy

Durée : 9 min 05 s

Dernière modification :
5 mars 2008


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