Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Émissions · Manifestation McGill français

Manifestation McGill français

« McGill français! »

Date de diffusion : 28 mars 1969

Le 28 mars 1969, entre 5000 et 10 000 jeunes militants gauchistes et nationalistes se rassemblent devant le campus de l'Université McGill. Ils réclament la francisation de l'institution fondée en 1821. La manifestation, organisée par l'Union générale des étudiants du Québec et par des groupes indépendantistes, se déroule dans l'ordre jusqu'à ce que des dizaines de policiers tentent de disperser la foule.

En direct du centre-ville de Montréal, les journalistes Paul Racine, Normand Lester et André Dubois assistent à quelques échauffourées entre les policiers et les manifestants.

Au cours de l'« opération McGill français », les jeunes défilent dans les rues du centre-ville de Montréal en scandant des slogans comme « McGill français » ou « le Québec aux Québécois ». Ils souhaitent que la plus riche des trois universités de la ville, symbole pour eux de la domination capitaliste anglo-saxonne, devienne plus accessible aux Québécois francophones et à la classe ouvrière.

La manifestation entraînera une quarantaine d'arrestations et fera quelques blessés. Quelques vandales briseront des vitrines de commerces à l'ouest du centre-ville.

L'opération McGill français compte parmi les incidents qui ont encouragé la révision des politiques linguistiques du Québec au cours des années 1970. La manifestation se produit dans un contexte international de révolte étudiante et de décolonisation.

La création récente des cégeps au Québec avait entraîné une augmentation du nombre d'étudiants. Les deux seules universités francophones de l'époque, l'Université Laval et l'Université de Montréal, peinaient à répondre à la demande. Pour pallier la situation, le gouvernement annonce, en décembre 1968, la création pour septembre 1969 du réseau de l'Université du Québec.

« McGill français! »

• L'un des leaders de l'opération McGill français, le militant de gauche Stanley Gray, écrit des articles controversés dans le journal McGill Daily. Il y revendique pour le français le statut de seule langue nationale au Québec. Chargé de cours de sciences politiques licencié par l'université en février 1969, Gray fait partie d'une poignée de radicaux canadiens-anglais de l'époque, sympathisants du nationalisme québécois.

• À partir de 1964, des étudiants francophones de l'Université McGill obtiennent le droit de passer leurs examens et d'écrire leurs travaux en français.

• Entre 1960 et 1970, le nombre d'étudiants de l'Université McGill s'accroît de 70 %. L'université se voit obligée d'intervenir auprès du gouvernement québécois pour que soit haussée sa part de financement public. En dix ans, les subventions de l'État passent de 7 % à 42 %.

• L'Université McGill, comme l'Université Concordia, n'est toujours pas officiellement bilingue en 2004. Malgré tout, 20 % de ses étudiants sont francophones. En 1969, cette proportion était de 8 %.

• L'Université McGill reçoit, au printemps 1999, un prix de l'Office québécois de la langue française pour le site Web « Le français en affaires au Québec et en Amérique du Nord ». Réalisé en collaboration avec la Chambre de commerce du Québec et l'Université du Québec à Chicoutimi, le site présente des ressources pédagogiques pour l'apprentissage du français.

« McGill français! »

Média : Radio

Émission : Manifestation McGill français

Date de diffusion : 28 mars 1969

Ressource(s) : André Dubois, Normand Lester, Gilles Moreau, Paul Racine

Durée : 4 min 30 s

Dernière modification :
1er avril 2010


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Vive le Québec libre!
Télévision
6 min 52 s
24 juillet 1967
Du haut du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, le 24 juillet 1967, le général de Gaulle, alors président de la France, lance son...
Une seule langue : le français
Radio
3 min 12 s
1er avril 1977
Après 110 ans de bilinguisme, le gouvernement du Québec veut faire du français la seule langue officielle de la province.