René Morin
Vous devez ouvrir une session pour commenter ce clip.
Aucun commentaire enregistré
Radio-Canada, d'un océan à l'autre
Date de diffusion : 3 février 2008
Le 11 décembre 1937, CBF Montréal, la radio française, entre en ondes avec une puissance de 50 000 watts. Radio-Canada ne possède pas les archives de cette journée. Voici par contre une allocution, deux mois plus tard, du premier vice-président de Radio-Canada, René Morin, qui parle des coûts financiers de l'établissement d'un réseau national. Il annonce entre autres que la taxe sur l'achat d'un poste de radio, pour le bénéfice de la société d'État, augmentera de 2 $ à 2,50 $. Hier comme aujourd'hui, le nerf de la guerre pour un diffuseur public était son financement.À sa fondation, le 2 novembre 1936, Radio-Canada reçoit le mandat de construire un réseau de postes puissants, d'un océan à l'autre, pour desservir l'ensemble de la population en lui offrant des émissions « utiles et agréables ».
À cette époque, la radio publique ne rejoint que 49 % des Canadiens, dont la grande majorité habitent les grands centres urbains. Pour remédier à la situation, des équipes de techniciens vont installer des émetteurs de haute puissance à travers le pays. Aussi, entre 1936 et 1941, les postes de la Société passent de 26 à 62, incluant les postes affiliés.
En plus de celui de Montréal, un autre émetteur de 50 000 watts est implanté en décembre 1937 à Hornby près de Toronto (CBL). Les nouvelles acquisitions font doubler le rayonnement du réseau national. Le service passe également de 6 à 12 heures d'émissions par jour.
La programmation régulière comprend de la musique classique et originale, des feuilletons, comme Un homme et son péché, des débats universitaires, des bulletins de nouvelles de la Presse canadienne, des émissions religieuses, de variétés, pour enfants, sans oublier les matchs de hockey de la Ligue nationale.
Radio-Canada, d'un océan à l'autre
• Le 26 mai 1932, le Parlement fédéral adopte la Loi canadienne de la radiodiffusion. Une disposition de la loi autorise la création de la Commission canadienne de la radiodiffusion, chargée d'établir un réseau national. La nouvelle institution commence à émettre à partir d'avril 1933. Pour éviter l'utilisation à des fins politiques de la radio d'État, un comité de la Commission propose, au printemps 1936, de créer un organisme indépendant de radiodiffusion. La Société Radio-Canada remplace ainsi la Commission.• À son entrée en fonction, en novembre 1936, 132 employés dont une quarantaine au service technique travaillent pour la société. Quinze ans plus tard, les effectifs ainsi que les ressources sont multipliés par dix.
• En plus d'avoir à étendre son rayonnement pour que les Canadiens aient accès à la programmation de la radio publique, l'autre mandat de la société est d'exercer une censure générale sur tout ce qui relève de la radiophonie.
• Au cours de l'année 1939, deux autres émetteurs régionaux de grande puissance sont installés, l'un dans les Prairies, afin de desservir les auditeurs de l'ouest du pays, et l'autre dans les Maritimes. Les émetteurs de 50 000 watts sont dressés à Sackville, au Nouveau-Brunswick (CBA), pour les Maritimes, et à Watrous, en Saskatchewan (CBK), pour les Prairies.
• L'émetteur de Montréal (CBF) a été fixé à Contrecœur, tout près des limites de Verchères, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. L'antenne mesure près de 180 mètres de haut.
Radio-Canada, d'un océan à l'autre
Média : Radio
Émission : René Morin
Date de diffusion : 3 février 2008
Ressource(s) : René Morin
Durée : 22 min 27 s
Photo : Photothèque de Radio-Canada
Dernière modification :
3 mars 2008










Radio-Canada, d'un océan à l'autre.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 3 mars 2008.
[Page consultée le 24 mai 2012.]