Présent 1re édition nationale
Vous devez ouvrir une session pour commenter ce clip.
Aucun commentaire enregistré
Pearson sollicité par la Banque mondiale
Date de diffusion : 2 octobre 1969
Après avoir assuré l'avenir du Parti libéral du Canada en y injectant du sang neuf, Pearson quitte la vie politique, mais semble revenir à ses anciennes amours : le développement international. Robert McNamara, ancien ministre de la défense américain devenu président de la Banque mondiale, fait appel à Pearson pour diriger une étude internationale qui ferait le bilan sur l'aide aux pays en développement et proposerait des moyens de réduire l'écart entre pays riches et pays pauvres.Lors du dépôt du rapport de la Commission d'étude du développement international, en octobre 1969, des experts font le point avec la journaliste Armande Saint-Jean.
Intitulé Vers une action commune pour le développement du tiers-monde, le rapport de la Commission accouche de plusieurs recommandations, dont l'une souligne que : « Les pays dispensateurs devraient accroître leurs dons et leurs souscriptions en capital aux organismes multilatéraux de financement en les portant, d'ici 1975, à un minimum de 20 % du total des contributions sur fonds publics à l'aide au développement. »
Au-delà de ses recommandations, le rapport Pearson tient son importance de l'information qu'il fournit sur le passé du développement ainsi que sur les problèmes d'avenir, mais aussi des politiques commerciales des pays développés face aux produits des pays en développement, des investissements privés à l'étranger, des possibilités de partenariats entre fournisseurs et bénéficiaires.Le rapport souligne également le besoin d'un cadre international d'aide au développement, que cette aide soit bilatérale ou multilatérale.
Pearson sollicité par la Banque mondiale
• Vers une action commune pour le développement du tiers-monde a été publié en français aux éditions Denoël, à Paris, et en anglais, sous le titre Partners in Development, chez Praeger Publishers, à New York.• L'année suivant le dépôt de ce que l'on appelle communément le rapport Pearson, l'ancien premier ministre devient le président fondateur du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), qu'il préside jusqu'à son décès en 1972.
• Le rapport est aussi intéressant dans la mesure où il détaille les façons dont se présente le développement en Amérique latine, en Afrique, en Asie du Sud et de l'Ouest (Inde, Pakistan, Turquie) ainsi qu'en Asie de l'Est et du Sud-Est (Thaïlande, Indonésie, Corée du Sud).
• Les membres de la Commission ont été choisis minutieusement par Pearson. Le Britannique Sir Edward Boyle, le Brésilien Roberto de Oliveira Campos, l'Américain C. Douglas Dillon, l'Allemand Wilfred Guth, le Jamaïcain Sir Arthur Lewis, le Français Robert E. Marjolain et le Japonais Saburo Okita se sont joints à Pearson à titre personnel.
Pearson sollicité par la Banque mondiale
Média : Radio
Émission : Présent 1re édition nationale
Date de diffusion : 2 octobre 1969
Invité(s) : Bernard Estérez, Peter Kilburn, Sylvain Laurier
Ressource(s) : Armande Saint-Jean
Durée : 13 min 33 s
Dernière modification :
6 avril 2005








Pearson sollicité par la Banque mondiale.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 6 avril 2005.
[Page consultée le 24 mai 2012.]