Montréal ce soir
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Un simulateur sismique
Date de diffusion : 25 novembre 1996
À l'automne 1997, le journaliste Réal D'Amours a essayé le simulateur sismique de l'École polytechnique de Montréal. Cet appareil sophistiqué recrée l'effet de tremblements de terre survenus dans plusieurs pays.Le simulateur évalue la résistance d'édifices, de ponts ou de barrages en cas de secousses importantes. Il permet de découvrir la faiblesse de leurs structures et de trouver des moyens pour les rendre plus sûrs. Les ingénieurs souhaitent également vérifier la solidité des maisons construites au Québec avant 1960, époque où aucune norme sismique n'était en vigueur.
Par leur analyse des effets des tremblements de terre, les sismologues produisent des milliers de données qui précisent graduellement les fondements de la protection parasismique. Avec ces informations, les ingénieurs du monde entier ont perfectionné les constructions afin qu'elles résistent mieux au choc des séismes.
Pour bien supporter une secousse, la structure des bâtiments doit avoir une certaine élasticité. Un mortier de qualité, des toitures légères et l'absence de vérandas améliorent la solidité des édifices.
Les ingénieurs doivent respecter les règles du code du bâtiment du Canada afin d'éviter qu'un tremblement de terre d'intensité moyenne cause des dommages désastreux aux édifices.
Depuis 1965, le code du bâtiment prévoit des normes de construction qui tiennent compte des effets possibles des séismes. Son objectif principal est de sauver des vies et d'éviter le bris ou l'écroulement de structures. Le code impose des prescriptions plus sévères dans les régions susceptibles de subir des secousses sismiques.
Un simulateur sismique
• En cas de tremblements de terre, il faut éviter de se tenir près des fenêtres, des bibliothèques et se protéger sous une structure comme un cadre de porte ou une table. À l'extérieur, il est recommandé de s'éloigner des bâtiments et des fils électriques.• La maquette de l'École polytechnique de Montréal a démontré l'insuffisance des normes d'armature du béton dans plusieurs édifices. (Voir clip La structure qui plie sans rompre)
• Selon les sismologues, une secousse d'une magnitude de 7,7 pourrait se produire dans la vallée du Saint-Laurent. Ils encouragent ainsi les municipalités à se doter d'un plan d'urgence. Des villes comme Montréal et Vancouver possèdent déjà des plans d'urgence à déclencher en cas de séisme important.
• Les constructions reposant sur du roc sont mieux protégées contre les séismes. Ainsi, la Haute-Ville de Québec, sur le cap aux Diamants, résiste mieux aux tremblements de terre que la Basse-Ville, construite sur des terres meubles.
• Même si les municipalités accordent les permis de construction, elles laissent aux ingénieurs le soin d'appliquer les normes du code de la construction.
• Conscients des risques de dommages liés aux séismes, la majorité des sociétés d'assurance canadiennes demandent une surprime pour assurer leurs clients contre les tremblements de terre. (Voir le clip Des assureurs ébranlés)
• De nouvelles normes sévères de construction au Japon et un peu partout dans le monde occidental sont imposées au cours des années 1980.
• Malgré toutes les précautions prises par les ingénieurs et les architectes, de forts tremblements de terre, comme celui de janvier 1995, à Kobe, au Japon, endommagent considérablement les bâtiments. Ce séisme, de 6,9 sur l'échelle de Richter, fait 5470 morts, 33 000 blessés et laisse 300 000 Japonais sans abri.
Un simulateur sismique
Média : Télévision
Émission : Montréal ce soir
Date de diffusion : 25 novembre 1996
Invité(s) : André Filiatrault, Martin Leclerc, Pierre Léger, René Tinawi
Ressource(s) : Réal D'Amours, Pascale Nadeau
Durée : 5 min 17 s
Dernière modification :
16 décembre 2008








Un simulateur sismique.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 16 décembre 2008.
[Page consultée le 21 mai 2013.]