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Les Musiciens par eux-mêmes

Le privilège de connaître Gould

Date de diffusion : 16 septembre 1984

Tous ceux qui ont connu Gould s'entendent pour dire qu'il était un être excentrique, certes, mais aussi un ami généreux et un homme plein d'humour. Les nombreuses lettres et les plus encore nombreux appels téléphoniques font la démonstration de sa grande fidélité envers ses proches, contrairement à la légende qui le veut isolé, exilé volontaire.

La musique demeure cependant au centre de toutes ses préoccupations. Quand il ne joue ni n'enregistre, il écrit des articles et des essais.

Glenn Gould a des goûts musicaux très précis. Il est un des principaux interprètes de Bach, qu'il considérait comme le plus grand non-conformiste de l'histoire de la musique. Il est également attiré par Schoenberg, Beethoven, Gibbons, Richard Strauss, Mendelssohn, Berg, Webern et les moins connus Hindemith et Krenek.

Il n'est pas attiré par l'école russe des Tchaïkovski, Rachmaninov et Prokofiev, non plus que par Chopin, dont il n'enregistre qu'une seule sonate. Il n'aime pas l'opéra italien et déteste les romantiques. Quant à Mozart, « il est mort trop tard », lancera le pianiste.

Le pianiste apprécie cependant quelques contemporains de la musique pop. Petula Clark, particulièrement, trouve grâce à ses yeux. Il écrit pour le magazine High Fidelity un article dans lequel il compare la chanteuse aux Beatles, démolissant ces derniers au passage. Il dit être consterné tant par la musique que par la production des disques du célèbre groupe.

Il aime également Barbra Streisand… et possède une collection d'enregistrements de chants de loups et d'oiseaux.

Le privilège de connaître Gould

• Glenn Gould utilise de nombreux pseudonymes, allant même jusqu'à inventer des personnages et à les parodier physiquement. Il signe ses lettres Richard Strauss, pour qui il avait une grande admiration, Herbert von Hochmeister, un personnage rappelant le chef d'orchestre Herbert von Karajan, ou encore Cornelius Deese, qui était en fait son physiothérapeute.

• Si Gould a fait une partie de son apprentissage à l'orgue, il délaisse cependant cet instrument pour le piano. Il a commencé à enregistrer l'Art de la fugue, de Bach, sur un orgue de style néo-baroque conçu par l'entreprise québécoise Casavant, mais se plaint que l'orgue lui donne des maux à l'épaule. Passer d'un instrument à l'autre demande d'adapter sa coordination musculaire, estime-t-il, un exercice qui lui est pénible physiquement.

• Le nom de Glenn Gould est associé au Festival de Stratford. De 1953 à 1964, il y a joué à plusieurs reprises, il a également dirigé des concerts, annoté le programme, donné des conférences et été artiste en résidence. De plus, de 1961 à 1964, il fut l'un des directeurs musicaux de l'événement théâtral du sud de l'Ontario.

Le privilège de connaître Gould

Média : Radio

Émission : Les Musiciens par eux-mêmes

Date de diffusion : 16 septembre 1984

Invité(s) : Bruno Monsaingeon

Ressource(s) : Renée Larochelle

Durée : 1 h 11 min 01 s

Dernière modification :
9 octobre 2002


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