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Arsenal

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Quelle étrangeté, tomber sur l'ensemble de ces reportages 20 ans après l'assassinat de ce monsieur (je n'ai qu'un vague souvenir de cette info), même s'il était un créateur de canon...

surtout avec le recul et l'ensemble des mensonges scandaleux qui émaillent la guerre en Irak (et celle en Afrique du sud)...

triste, très triste et révoltant...

Soumis par : deg


Visite chez un scientifique de génie

Date de diffusion : 2 mai 1976

En 1976, lorsque le journaliste Pierre Nadeau se rend en Estrie pour rencontrer le scientifique Gerald Bull, ce dernier n'a pas encore été surnommé « Dr Strangelove ». Il est plutôt considéré comme un balisticien et un aérodynamicien de génie. Propriétaire de la Space Research Corporation, Bull travaille à améliorer la performance des obus et des canons. Il a alors pour principaux clients le Pentagone et le ministère de la Défense du Canada.

Né en 1928 dans la petite localité ontarienne de North Bay, Bull connaît une carrière fulgurante. Après un baccalauréat en génie aéronautique, il obtient (à 23 ans!) un doctorat du nouvel Institute for Aerospace Studies de l'université de Toronto. En 1951, il commence à travailler à Valcartier pour le CARDE (Centre d'étude et de recherche sur les armements Canada), où il dirigera, six ans plus tard, la nouvelle section d'aéronautique.

Alors que depuis la Seconde Guerre mondiale les militaires pensent que les canons ont montré leurs limites, Bull est persuadé que ces derniers ont encore plein de potentiel. En 1961, après avoir quitté le CARDE, il convainc l'armée américaine et l'Université McGill de financer le programme HARP de recherche sur la haute altitude. Son rêve? Envoyer de petits satellites dans l'espace par l'intermédiaire d'un super-canon. Ce projet le hantera toute sa vie.

Visite chez un scientifique de génie

• Dans son livre L'affaire Gerald Bull : les canons de l'Apocalypse, Normand Lester raconte que Bull avait à peine entamé ses recherches pour le CARDE qu'un centre américain lui a proposé de doubler son salaire s'il venait travailler pour lui. « Profondément loyal, écrit Lester, Gerald Bull refuse. Il considère que le Canada lui a apporté beaucoup, [et il est] déterminé à maintenir le Canada à la fine pointe de la recherche aéronautique. »

• En 1961, Gerald Bull devenait le plus jeune professeur de l'Université McGill, à 34 ans.

• En 1976, le balisticien travaille sur des canons tellement puissants qu'ils pourraient envoyer des projectiles à une distance allant jusqu'à 16 000 kilomètres, soutient-il dans une entrevue à Radio-Canada. C'est dire que, de son champ de tir de l'Estrie, il pourrait bombarder Paris!

• La Space Research Corporation, qui s'installe à la frontière canado-américaine, près de Highwater en Estrie, comptera plusieurs centaines d'employés au cours des années 1970 pour fabriquer, notamment, des obus. Au moment où il achète la Canadian Technical Industries, Gerald Bull se retrouve à la tête d'un consortium évalué à 17 millions de dollars.

• Dr. Strangelove est le titre d'un film de Stanley Kubrick de 1964 dans lequel un général américain, croyant que les Russes vont empoisonner l'eau potable des États-Unis, lance une attaque de bombardiers B-52 contre l'Union soviétique. Pour l'Europe francophone, Dr. Strangelove est devenu Dr Folamour.

Visite chez un scientifique de génie

Média : Télévision

Émission : Arsenal

Date de diffusion : 2 mai 1976

Invité(s) : Gerald Bull

Ressource(s) : Pierre Nadeau

Durée : 8 min 31 s

Dernière modification :
25 mai 2009


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