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De mémoire d’homme

De mémoire d'homme propose des entrevues en profondeur avec des journalistes, des professeurs et des écrivains. Les entretiens sont présentés en plusieurs segments d'une demi-heure.

Pacifique Plante dénonce la corruption

Date de diffusion : 22 juin 1984

En 1948, après avoir été renvoyé par le directeur de police Albert Langlois, Pax Plante décide de se défendre. Avec l'aide du journaliste Gérard Pelletier, il publie une série de textes dans Le Devoir où il affirme qu'une « protection » de la police encourage le maintien des activités de la pègre.

Au moment où Pax Plante fait paraître ses pamphlets, Gérard Filion est directeur du Devoir. Trente ans plus tard, Filion rappelle les conséquences de ces articles et le contexte qui a amené Pax Plante à collaborer au Devoir.

Publiés du 28 novembre 1949 au 18 février 1950, les dizaines d'articles de Pacifique Plante dénoncent le fait que les policiers et l'administration municipale tolèrent la prostitution et le crime organisé.

Pierre Desmarais, qui préside le Conseil exécutif à l'hôtel de ville, appuie les arguments de Pax Plante. Il se joint à un comité de moralité publique qui, comme le clergé, dénonce le « vice organisé » et la corruption qui s'incruste dans l'administration de la police.

En mars 1950, le Comité de la moralité publique demande aux tribunaux, avec 74 signatures à l'appui, la tenue d'une enquête sur l'administration de la police montréalaise. Pax Plante et Jean Drapeau sont choisis pour être les avocats du comité. Une requête de 1095 pages est présentée par maîtres Drapeau et Plante. Pour produire ce document, ils ont dû consulter plus de 4000 dossiers puisés à la Cour municipale, datant d'entre 1941 et 1950.

Pacifique Plante dénonce la corruption

• Les idées émises dans les articles de Pacifique Plante seront regroupées dans une brochure nommée Montréal sous le règne de
la pègre
.

• Dans ces pages, Pax Plante dénonce la tolérance des policiers et des conseillers municipaux envers le vice. Il nomme également des chefs du crime organisé comme Harry Davis, le « roi des gamblers », et Marcel « les-dents-en-or », tenancier du plus gros bordel à Montréal, situé au 312, rue Ontario Est.

• Le 17 janvier 1951, avec entre autres J.Z. Patenaude, Pierre Desmarais crée la Ligue d'action civique à Montréal afin d'étendre l'action du Comité de moralité publique sur le plan politique.

• La Ligue d'action civique, que plusieurs voient comme le premier parti politique de Montréal, est d'abord un regroupement de citoyens qui veulent faire un « nettoyage » dans l'administration municipale la Ligue n'est affiliée à aucun parti politique.

• En mars 1947, une motion du député libéral Henri Groulx, demandant une enquête sur la corruption de la police montréalaise, est rejetée par l'Union nationale, le parti de Maurice Duplessis.

• La devise de la Ligue d'action civique était « Servir et non se servir ».

Pacifique Plante dénonce la corruption

Média : Radio

Émission : De mémoire d'homme

Date de diffusion : 22 juin 1984

Invité(s) : Gérard Filion

Ressource(s) : Jean Blouin

Durée : 2 min 38 s

Dernière modification :
5 juin 2006


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