Ouvert le samedi
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Une réforme électorale citoyenne
Date de diffusion : 27 novembre 2004
En 2003, le gouvernement de Colombie-Britannique choisit 160 citoyens au hasard afin de réformer son système électoral. L'exercice démocratique est la réalisation d'une promesse électorale du libéral Gordon Campbell, faite au lendemain des élections de 1996. Son parti avait alors essuyé une défaite crève-coeur, remportant 6 sièges de moins tout en ayant recueilli 37 000 voix de plus que le NPD.En novembre 2004, le sociologue André Blais explique à Michel Lacombe l'option privilégiée par l'Assemblée des citoyens sur la réforme électorale : le mode de scrutin à vote unique transférable...
Pendant onze mois, les 160 citoyens ont étudié les diverses formes de systèmes électoraux. Au printemps 2004, ils organisent 49 audiences publiques à travers la province.
À la fin du processus, en novembre, l'Assemblée des citoyens suggère un mode de scrutin à vote unique transférable pour remplacer l'élection à un tour. Ce nouveau système permet aux électeurs d'élire plusieurs députés en les classant par ordre de préférence sur leur bulletin de vote. Le vote proportionnel permettrait aux deuxième et troisième choix des citoyens de siéger à l'Assemblée de Victoria.
Le scrutin proportionnel obligera des coalitions entre partis. Des élus de différentes tendances politiques devront travailler ensemble dans une même circonscription. Selon le président de l'Assemblée des citoyens, Jack Blaney, « les politiciens n'auraient jamais créé un mode de scrutin semblable parce que celui-ci donne trop de pouvoir aux électeurs ».
Les Britanno-Colombiens se sont prononcé par référendum le 17 mai 2005 sur la réforme électorale.
Une réforme électorale citoyenne
• Le 17 mai 2005, 57 % des électeurs se sont dit favorables au projet de réforme et 43 pour cent contre. Pour entrer en vigeur, le nouveau mode de scrutin devait être accepté par plus de 60 % des citoyens.
• L'élaboration d'une réforme électorale par 160 simples citoyens constituait une première mondiale.
• Lors de son processus de sélection de candidats, l'Assemblée des citoyens a exclu les représentants de partis politiques, les élus autochtones, les juges et les membres de la famille de députés.
• Un mode de scrutin par vote unique transférable est en vigueur en Irlande depuis 1922. À deux reprises, les Irlandais ont refusé de se défaire de ce système électoral.
• Au cours de leur mandat, les 160 citoyens travaillent toutes les deux fins de semaines et reçoivent un forfait de 150 $ par jour de réunion.
• Après s'être familiarisées avec les différents modes de scrutin, les personnes choisies par le gouvernement ont lu les 1600 mémoires présentés lors des audiences publiques. (Voir le clip Vers un système proportionnel?)
• L'une des seules personnalités politiques à s'opposer vigoureusement au nouveau mode de scrutin est la chef du Parti vert, Adriane Carr.
• Peu de temps après son élection, le gouvernement de Gordon Campbell fait adopter un projet de loi pour la tenue d'élections provinciales à date fixe.
• En décembre 2004, les sondages accordent 52 % des intentions de vote aux libéraux de Gordon Campbell et 47 % aux néo-démocrates dirigés par Carole James. Les élections du 17 mai 2005 s'annoncent serrées.
Une réforme électorale citoyenne
Média : Radio
Émission : Ouvert le samedi
Date de diffusion : 27 novembre 2004
Invité(s) : André Blais
Ressource(s) : Michel Lacombe, Christopher Hall
Durée : 10 min 43 s
Dernière modification :
14 avril 2005








Une réforme électorale citoyenne.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 14 avril 2005.
[Page consultée le 12 février 2012.]