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Gros plan

Marcelle Ferron, peintre

Date de diffusion : 9 juillet 1970

Marcelle Ferron naît le 29 janvier 1924 à Louiseville. Sœur des futurs écrivains Jacques et Madeleine Ferron, elle est fille de notaire, un homme aux idées larges qui élève ses enfants dans une grande liberté. Atteinte de tuberculose osseuse à l'âge de 3 ans, Marcelle survit à cette maladie qui emporte sa mère alors que la fillette n'a que 7 ans. Dans cette entrevue accordée à Wilfrid Lemoine en 1970, Marcelle Ferron raconte qu'à 12 ans, elle vole une boîte de peinture dans une malle ayant appartenu à sa mère. À ce moment-là, elle se dit : « Je serai peintre. »

Pensionnaire au couvent des Sœurs de Sainte-Anne de Lachine, Marcelle Ferron est renvoyée pour avoir lu un livre à l'index. En 1942, elle s'inscrit à l'École des beaux-arts de Québec. Déçue par l'orientation de l'école, elle part après un an et demi.

En 1946 a lieu la rencontre la plus déterminante de sa vie, celle avec la peinture de Paul-Émile Borduas d'abord, puis avec le peintre qu'elle invite chez elle afin d'obtenir un avis sur sa production. Ferron peint alors des personnages campés dans des cimetières. Borduas lui suggère de supprimer les personnages et de se concentrer sur les cimetières, peints à la spatule. Pour Marcelle Ferron, cet enseignement est une révélation.

Marcelle Ferron rencontre les membres du groupe des automatistes par l'entremise de Borduas. Elle est l'une des dernières artistes à se joindre au groupe et l'une des plus jeunes. Elle fait partie des signataires du Refus global en 1948. L'année suivante a lieu sa première exposition solo à la librairie Tranquille.

Étouffant dans l'atmosphère répressive du Québec duplessiste, Marcelle décide de s'établir à Paris, en 1953, peu après la dispersion du groupe automatiste. Pour Ferron, comme pour Borduas, Jean-Paul Riopelle ou Fernand Leduc, la voie du salut se trouve à l'extérieur du pays.

Marcelle Ferron, peintre

• Lorsque Marcelle est âgée de trois ans et demi, elle passe plusieurs semaines au sanatorium, la tuberculose ayant atteint les os de sa jambe gauche. Un médecin opère la fillette, remplaçant les os infectés par des parties saines prélevées de son fémur. Il lui sauve la vie mais Marcelle garde toute sa vie une jambe raide qu'elle appelle « sa patte », qui ne l'empêche pas pour autant de skier, de monter à cheval et plus tard de réaliser des verrières monumentales.

• Fondateur du Parti rhinocéros et auteur de L'Amélanchier, Jacques Ferron a une forte influence sur sa sœur Marcelle. Il lui rend visite lors de ses séjours à l'hôpital et lui apporte des livres à l'index ainsi que des reproductions de tableaux du musée du Louvre, qui serviront d'élément déclencheur à sa carrière de peintre.

• De 1933 à 1945, alors que Jacques fréquente le collège Jean-de-Brébeuf à Montréal, il écrit régulièrement à ses trois sœurs, Madeleine, Marcelle et Thérèse, elles aussi pensionnaires. Cette correspondance paraît en 1998 chez Lanctôt éditeur sous le titre Laisse courir ta plume. Lettres à ses sœurs.

Marcelle Ferron, peintre

Média : Télévision

Émission : Gros plan

Date de diffusion : 9 juillet 1970

Invité(s) : Marcelle Ferron

Ressource(s) : Wilfrid Lemoine

Durée : 26 min 49 s

Dernière modification :
23 septembre 2009


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MédiaTitre et dateDescription
Télévision
26 min 49 s
9 juillet 1970
Marcelle Ferron, peintre
Signataire du Refus global, Marcelle Ferron se joint au groupe automatiste qui gravite autour de Paul-Émile Borduas.
Télévision
26 min 50 s
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