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Y aura-t-il un TGV au Canada?

Date de diffusion : 6 juin 1989

Au cours des années 1990, le projet de TGV (train à grande vitesse) entre Québec et Windsor est constamment reporté, surtout pour des raisons économiques. Parrainé par Bombardier, il semble être la solution à une industrie canadienne ferroviaire en difficulté.

Dans ce reportage de 1989, le journaliste Claude Sauvé constate le succès technique et commercial du TGV français. De retour au Canada, il questionne des acteurs politiques sur les raisons motivant les hésitations des gouvernements à financer la mise en place d'un train rapide.

L'implantation d'un TGV dans le couloir Québec-Windsor nécessiterait une participation généreuse des gouvernements et de l'entreprise privée. Elle commanderait d'importants réaménagements de voies empruntées par les trains de marchandises ou bien la construction de nouvelles voies, dédiées aux trains de passagers.

À elles seules, l'expropriation nécessaire à la construction de la ligne de TGV et l'élimination de passages à niveau entraîneraient des coûts énormes. De Montréal à Toronto par exemple, plus de 350 passages à niveau seraient à remplacer par des tunnels ou des ponts. De plus, le nombre de courbes devrait également être réduit.

À la fin des années 1990, le consortium Alstom-Bombardier construit un train rapide de technologie pendulaire entre Boston, New York et Washington. Nommé Acela, ce modèle de train possède un système hydraulique qui permet l'inclinaison de six degrés des voitures dans les courbes. Moins coûteux que le TGV, l'Acela a l'avantage d'utiliser les rails déjà existants.

En octobre 2002, Bombardier dévoile une autre de ses créations à Washington, le JetTrain. Ce dernier, qui peut rouler à 240 km/h, coûte 70 % de moins que le TGV.

Y aura-t-il un TGV au Canada?

• Depuis 1978, Via Rail utilise un train pendulaire développé par Bombardier, le LRC (pour léger, rapide et confortable) entre Québec et Windsor. Ce train pourrait atteindre des vitesses de 160 km/h, mais les passages à niveau et les trains de marchandises l'obligent à rouler à une moyenne de 110 km/h.

• En TGV, le voyage Québec-Montréal s'effectuerait en 1 h 12 min, et Montréal ne serait plus qu'à 2 h 18 min de Toronto. La durée d'un trajet serait ainsi réduite de moitié.

• La construction de nouvelles voies compterait pour 80 % des frais d'implantation d'un nouveau train entre Québec et Windsor. Ces voies devraient être modifiées même si le choix du ministère des Transports s'arrêtait sur un train pendulaire.

• Bombardier teste plusieurs de ses trains haute vitesse au centre d'essai de La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent. Les essais s'effectuent sur une voie ferrée de 25 km.

• Le TGV électrique et le train pendulaire sont cinq fois moins énergivores que l'avion, et deux fois et demie moins que l'automobile.

• Dans les années 1990 et 2000, plusieurs études prévoient l'implantation de trains rapides dans une dizaine de régions des États-Unis. L'Alberta pourrait aussi se doter d'un train à haute vitesse pour relier Calgary à Edmonton. En octobre 2004, le Van Horne Institute dévoile une étude sur la faisabilité de ce projet.

Y aura-t-il un TGV au Canada?

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 6 juin 1989

Invité(s) : Albert Aurignac, André Bouvard, Guy Chartrand, Marc-Yvan Côté, Bernard Gondouin, Robert Perreault, Daniel Senez

Ressource(s) : Simon Durivage, Claude Sauvé

Durée : 16 min 58 s

Dernière modification :
1er décembre 2005


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