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Les avocats entrent
en piste

Date de diffusion : 8 mai 1998

La fraude Bre-X a coûté de trois à cinq milliards de dollars à quelque 50 000 investisseurs à travers le monde. Au Canada seulement, plus de 40 000 d'entre eux auraient été floués, comme le rappelle la journaliste Dominique Arnoldi, et plusieurs se sont regroupés pour intenter des recours collectifs contre les dirigeants de Bre-X. Les premiers recours collectifs sont déposés en cours de New York et du Texas dès la fin mars 1997. D'autres suivront en Ontario, puis en Colombie-Britannique, en Alberta et au Nouveau-Brunswick en 1998.

Si certaines causes ont pu être réglées, entre autres dans les recours contre Bresea, plusieurs recours collectifs n'étaient toujours pas réglés plus de six ans après les faits. C'est le cabinet Deloitte & Touche qui a été nommé syndic de faillite.

Les deux principaux responsables de Bre-X, David Walsh et John Felderhof, ont cependant réussi à mettre leur argent dans des paradis fiscaux, le premier aux Bahamas et le second aux îles Cayman. C'est également contre les maisons de courtage qui avaient encouragé le titre de Bre-X que les investisseurs se tournent.

En novembre 2000, la société Bresea parvient à un règlement dans le cadre de recours collectifs intentés au Texas, en Ontario et en Alberta. Elle est contrainte de verser 10 millions à Deloitte & Touche, administrateur de la faillite de Bre-X. En septembre 2001, la compagnie change son nom pour celui de Sasamat Capital Corporation et poursuit ses activités.

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• Les premiers recours collectifs sont intentés aux États-Unis contre les dirigeants de la compagnie albertaine dès la fin du mois de mars 1997. Les plaignants arguent que des initiés auraient vendu pour plus de 22 millions de dollars d'actions avant que le scandale n'éclate.

• David Walsh lui-même aurait vendu pour 11 millions d'actions de sa compagnie entre les mois d'août et d'octobre 1996, plusieurs mois avant la découverte de la fraude.

• Les investisseurs floués ne pourront jamais avoir le mot de la fin face à David Walsh, le président de Bre-X. Ce dernier meurt le 4 juin 1998 d'une rupture d'anévrisme. Âgé de 52 ans, Walsh s'était réfugié avec sa femme Jeannette dans une luxueuse demeure des Bahamas après que le scandale eut éclaté. Moins de trois mois avant son décès, il avait affirmé, dans un affidavit, qu'il avait lui-même été floué par ses partenaires et était donc lui aussi une victime du scandale Bre-X.

• Des entreprises québécoises essuieront les plâtres du scandale Bre-X. Ainsi la firme conseil SNC-Lavalin se défendra d'avoir inspecté, par le biais de sa filiale P.T. Kilborn, le travail d'exploration de Bre-X. P.T. Kilborn a mené, pendant trois ans, des études sur les ressources et le modelage fondées sur les données géologiques, les échantillons et les analyses chimiques fournis par Bre-X; bref, son travail ne consistait pas à confirmer les résultats ou la méthodologie de la compagnie minière.

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Média : Radio

Émission : Les Actualités (radio)

Date de diffusion : 8 mai 1998

Invité(s) : Bernard Poznanski

Ressource(s) : Dominique Arnoldi, Gisèle Lalande

Durée : 7 min 38 s

Dernière modification :
4 juin 2008


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