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Fusion de deux banques francophones

Date de diffusion : 11 décembre 1979

La Banque Canadienne Nationale et la Banque Provinciale, les plus grandes banques francophones du pays, fusionnent à l'automne 1979 pour former la Banque Nationale du Canada. Les administrateurs des deux banques s'étaient rencontrés en secret avant d'annoncer leur entente, le 29 juin.

En décembre, le journaliste René Mailhot rencontre le président de la nouvelle banque, Michel Bélanger. Il s'entretient également avec des économistes afin de mieux comprendre les répercussions de la naissance de la Banque Nationale.

La fusion de deux banques prend forme lorsque leurs présidents s'entendent pour diriger l'ensemble des succursales à partir d'un seul siège social. Cette décision entraîne la transformation des deux banques en une nouvelle institution, qui émet ses propres actions sur le marché boursier.

Une concentration des pouvoirs peut rendre les banques plus concurrentielles à l'étranger. Au pays, la naissance de monopoles risque d'entraîner une hausse des frais bancaires pour leurs clients. Avec moins de rivales, une banque est libre d'offrir aux consommateurs et aux entreprises des taux d'intérêt désavantageux.

Une fois la transaction approuvée par le ministre fédéral des Finances, la Banque Nationale devient la sixième banque en importance au Canada et la 20e en Amérique du Nord. Son siège social est installé à Montréal.

Avec un actif d'environ 15,5 milliards de dollars, la plus importante entreprise menée par des dirigeants francophones possède plus de 800 succursales, surtout concentrées au Québec. La nouvelle banque dessert entre 37 et 40 % de la clientèle des banques de la province.

Fusion de deux banques francophones

• En juin 1979, la Banque Canadienne Nationale compte 9144 employés et 497 succursales. Quant à la Banque Provinciale, elle emploie 5800 travailleurs et exploite 333 succursales.

• En janvier 2005, la Banque Nationale compte 16 610 employés, 462 succursales et 768 guichets automatiques.

• Toutes les grandes banques canadiennes ont grandi par le jeu de fusions ou d'acquisitions d'institutions financières.

• Ainsi, la Banque Provinciale voit le jour à la suite de l'union de la Banque d'économie du Québec avec la Banque Jacques-Cartier en 1861. Un siècle plus tard, elle acquiert la Banque Populaire de Québec (1968), puis L'Unité, Banque du Canada (1972).

• En 1979, les banques canadiennes connaissent déjà une grande concentration. Cinq banques contrôlent alors 90 % des actifs bancaires au Canada : Banque Royale (49,7 milliards d'actifs), CIBC (43,5), Banque de Montréal (36,5), Banque Scotia (32,7) et Banque TD (27).

• Le mouvement Desjardins constitue le principal concurrent de la Banque Nationale au Québec. À la fin de 1978, l'actif de Desjardins était de 8,8 milliards, en hausse de 17 % par rapport à 1977.

Fusion de deux banques francophones

Média : Télévision

Émission : Télémag

Date de diffusion : 11 décembre 1979

Invité(s) : Michel Bélanger, André Marsan, Roger Morin, Michel Nadeau, Laurent Picard, Simon Sénécal, Giovanni Tucci

Ressource(s) : René Mailhot

Durée : 14 min 52 s

Dernière modification :
24 mars 2005


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