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Accueil · Économie et affaires · Consommation · Le commerce interprovincial de la bière

Le commerce interprovincial de la bière

Date de diffusion : 19 décembre 1996

Signé par toutes les provinces en 1991, l'accord sur le commerce interprovincial devrait faciliter les échanges entre provinces voisines. Or, il paraît bien compliqué pour une brasserie artisanale de commercialiser ses produits. Qui plus est, il est même plus aisé pour une micro-brasserie québécoise d'exporter aux États-Unis qu'en Ontario.

Le journaliste Maxence Bilodeau brosse le portrait de la situation.

La mise en marché d'une bière en dehors des frontières provinciales est semée d'embûches. Et les petites brasseries parviennent difficilement à les surmonter, comme l'explique André Dion, président de la brasserie Unibroue. Selon lui, les restrictions ontariennes, tant sur le format des bouteilles que sur la nature de la bière distribuée, contreviennent à l'accord de libre-échange et défavorisent les brasseurs étrangers qui veulent s'implanter sur le marché.

Malgré les contraintes réglementant le marché québécois, l'Ontarien John Sleeman est parvenu à se frayer un chemin et commercialise ses produits aux côtés de ses concurrents. En concluant des ententes avec quelques distributeurs bien placés dans le réseau de distribution québécois, il a réussi à positionner ses bières dans les dépanneurs.

Le commerce interprovincial de la bière

• En 1996, un détaillant qui souhaite vendre sa bière en Ontario doit obtenir une autorisation de la Régie des alcools de l'Ontario, verser la somme de 23 000 $ pour enregistrer chacun des ses produits, s'acquitter d'une taxe de 105 $ par année et par magasin, et payer des frais de services de 2,40 $ par caisse de 24 bières.

• Deux années de négociations ont été nécessaires à Unibroue pour référencer deux bières sur le marché ontarien : la Maudite et la Blanche de Chambly; mais seulement en grosse bouteille. De l'avis d'André Dion, cette contrainte de format pénalise son entreprise et lui coupe d'office une partie du marché, car certains bars et restaurants ne vendent pas de bière en grande bouteille.

• En 1994, un rapport commandé par la Régie des alcools dresse un état des lieux du système de distribution de la bière en Ontario. Les deux experts chargés de l'étude, dont Pierre Pettigrew, ont relevé des obstacles au commerce dans la province ontarienne.

• La brasserie Moosehead du Nouveau-Brunswick est l'un des grands brasseurs canadiens après Molson et Labatt à la fin des années 1990. Afin de percer le marché québécois, elle s'associe à la micro-brasserie québécoise McAuslan.

Le commerce interprovincial de la bière

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 19 décembre 1996

Invité(s) : Duong Dang, André Dion, John Sleeman, Laura Urtnowski, John Westcott

Ressource(s) : Maxence Bilodeau

Durée : 13 min 52 s

Dernière modification :
23 juin 2004


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