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Accueil · Économie et affaires · Consommation · Les coûts d'une maison de banlieue

Les coûts d'une maison de banlieue

Date de diffusion : 2 juin 1976

Entre 1974 et 1976, la région de Montréal connaît une spectaculaire inflation foncière. Le jeu de la spéculation fait grimper le prix des maisons de 40 %. En quelques mois à peine, une maison de 24 000 $ passe à 33 500 $.

De plus, les frais reliés à l'achat d'une maison, comme les taux hypothécaires, les taxes municipales et scolaires, les assurances, le prix du mazout, doublent ou triplent au cours de la même période. Un fardeau financier difficile à supporter pour les propriétaires de maisons. À l'émission Consommateurs avertis, le journaliste Simon Durivage cherche à connaître l'origine de cette hausse des coûts.

Pour de nombreux anthropologues, le besoin de se rapprocher de la nature est fondamental chez l'homme. Avec son haut taux de pollution, ses bruits incessants et ses mauvaises odeurs, la ville apparaît repoussante. Si plusieurs décident de la fuir par l'acquisition d'un chalet en campagne, d'autres préfèrent se tourner vers une solution mitoyenne et permanente : la banlieue. Beaucoup de couples aspirent à devenir propriétaires d'une jolie maison, avec un terrain pour élever leurs enfants en toute sécurité. D'ailleurs, entre 1940 et 1970, les villes canadiennes perdent jusqu'à 20 % de leur population au profit des banlieues.

Outre une meilleure qualité de vie et l'espace, la possibilité d'acheter une maison à moindre coût s'avère l'une des principales raisons invoquées par les citadins pour quitter la ville.

Que ce soit en ville ou en banlieue, le prix de la maison, en ce qui a trait aux matériaux, reste le même. C'est donc la valeur du terrain qui varie. Le coût au mètre carré en ville peut représenter dix fois celui de la banlieue. Si le banlieusard réalise ici d'importantes économies, il doit en revanche consacrer le quart de son budget pour payer sa voiture et son essence.

Les coûts d'une maison de banlieue

• L'aide directe et indirecte des gouvernements représente un facteur essentiel du développement des banlieues. Ainsi, à partir des années 1940, l'État favorise l'accession à la propriété par la création, entre autres, d'instituts d'assurance hypothécaire, d'associations de prêts et d'épargnes, et de banques d'épargne mutuelle. L'organisation d'un système hypothécaire donnera la possibilité au citoyen d'obtenir des prêts facilement et sans risques.

• Avec le développement des banlieues, le commerce de détail subit des transformations spectaculaires. Il passe du magasin général aux grandes chaînes de magasins, puis aux centres commerciaux. À partir de la fin des années 1980, une nouvelle tendance d'origine américaine envahit le marché canadien : les grandes surfaces et les magasins entrepôts.

Les coûts d'une maison de banlieue

Média : Télévision

Émission : Consommateurs avertis

Date de diffusion : 2 juin 1976

Invité(s) : Jules Bélanger, Florian Bertrand, Jean-Louis Bertrand, Ronald Ramsey

Ressource(s) : Simon Durivage

Durée : 8 min 28 s

Dernière modification :
16 mars 2004


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