Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Économie et affaires · Consommation · Timothy Eaton

Timothy Eaton

Date de diffusion : 28 août 2000

Timothy Eaton (1834-1907), dernier de neuf enfants, voit le jour en 1834, près de Ballymena, dans le nord-est de l'Irlande. La famine qui sévit dans la région incite ses deux frères aînés à émigrer au Canada et le contraint d'abandonner ses études, alors qu'il sait à peine lire et écrire.

En 1854, Timothy met les voiles vers le Canada et ouvre un commerce avec son frère aîné à St. Marys, près de Stratford, en 1860. Après huit années de dur labeur, il ouvre un magasin de confection au 178 de la rue Yonge, à Toronto, ville populeuse en pleine expansion.

La société de 1870 est caractérisée par une prédominance masculine très forte, reléguant la femme à un rôle subalterne. Celle-ci est dépourvue de droits civiques, sans instruction; son autorité est inexistante même au sein du foyer. Timothy Eaton croit en l'émancipation féminine et sent que les femmes représenteront l'essentiel de sa clientèle. Il va donc tenter de les attirer dans son magasin.

Son slogan « satisfaction garantie ou argent remis » transforme le commerce de détail en profession respectable et accorde aux femmes le droit de changer d'avis. Désormais, les femmes issues de la bourgeoisie fréquentent aussi le magasin.

En 1925, Robert Young Eaton (1875-1956), le neveu de Timothy, acquiert le grand magasin Goodwin's, à Montréal. Après quelques travaux, il devient, avec ses neuf étages de haut, la plus belle succursale de tous les magasins Eaton au Canada. Vinrent ensuite le magasin de Régina en 1926, ceux de Hamilton et de Moncton en 1927, de Halifax et de Saskatoon en 1928, de Calgary et d'Edmonton en 1929 et celui de Toronto (rue College) en 1930.

Timothy Eaton

• Apprenti dans le magasin général de son cousin à 13 ans, il travaille de 12 à 14 heures par jour en semaine, et 19 heures le samedi.

• En 1862, Timothy Eaton épouse Margaret Wilson Beattie, fille d'immigrants irlandais. Irlandais presbytérien, il devient adepte de la foi méthodiste... Lors de l'ouverture de son premier magasin, en 1869, Timothy Eaton travaille avec trois commis. En 1881, il emploie 150 personnes. La plupart des marchandises vendues sont importées des États-Unis et de l'Europe, excepté de l'Angleterre, qui refuse de commercer avec lui.

• C'est Timothy Eaton qui rédige la première annonce commerciale dans le Globe du 8 décembre 1869. Celle-ci énonce deux principes qui vont révolutionner le commerce de détail au Canada : la « vente au comptant seulement » et « à prix fixe ».

• Alors que l'Ontario subit une récession au début de 1873, contraignant à la faillite des entreprises florissantes, Timothy résiste et son magasin prospère. Il va même jusqu'à rétribuer les conducteurs de tramways afin qu'ils crient à l'angle des rues Queen et Yonge « Tout le monde descend au magasin Eaton! ».

• Le magasin de Toronto était doté des plus grands miroirs en ville. Réparti sur trois étages, divisé en 35 rayons, l'immeuble était le premier grand magasin desservi par un ascenseur et le premier à utiliser des ampoules électriques. C'était le magasin le plus éclairé d'Amérique du Nord. Timothy Eaton y installe des salles d'essayage, recrute des portiers, crée des salles de repos, ouvre un café, affrète des autobus à l'arrivée des trains et navires afin d'amener gratuitement les clients.

Timothy Eaton

Média : Radio

Émission : Montréal-express

Date de diffusion : 28 août 2000

Ressource(s) : Frank Desoer, Daniel Turcotte

Durée : 4 min 36 s

Dernière modification :
30 mai 2006


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Morgentaler condamné
Radio
1 min 48 s
Le Dr Henry Morgentaler a été reconnu coupable d'avoir pratiqué un avortement par la Cour d'appel du Québec, malgré son acquittement par un jury.
Produire des émissions durant la crise du verglas
Radio
3 min 13 s
L'entreprise publique est accusée de gaspiller l'électricité.