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Une relève endettée, mais passionnée

Date de diffusion : 2 février 2003

La relève en agriculture se raréfie. De nombreux enfants d'agriculteurs choisissent une autre profession pour éviter l'endettement qu'exige l'acquisition de la ferme familiale. Pourtant, quelques-uns suivent la trace de leurs parents et décident de gagner leur vie à la ferme.

Au cours de l'hiver 2002, Christine Limoges a rencontré des jeunes qui se sont lancés dans l'aventure. Ils lui parlent de leur passion pour le métier et des obstacles qu'ils doivent surmonter pour vivre de l'agriculture.

Jusqu'au milieu du 20e siècle, la majorité des cultivateurs canadiens étaient illettrés. Mais pour que leur ferme soit rentable, ils devaient acquérir sur le tas des connaissances en médecine, en météorologie et en comptabilité.

Aujourd'hui, les changements technologiques obligent les agriculteurs de la relève à suivre une solide formation dans des écoles professionnelles d'agriculture comme celle de Saint-Hyacinthe, près de Montréal. Ces établissements offrent différentes spécialités : gestion et exploitation d'entreprises, productions animales ou horticoles, transformations des aliments.

À l'aube du 21e siècle, 90 % des fermes se transmettent toujours de père en fils au Québec. L'héritage de l'entreprise familiale peut correspondre à un cadeau de 500 000 $, la moitié de la valeur d'une ferme moyenne.

Acquérir une ferme est plus difficile pour la relève qui ne provient pas du milieu agricole. Ces rares jeunes doivent convaincre des étrangers de leur céder leurs fermes. Le coût trop élevé des fermes poussent plusieurs jeunes à travailler pour d'autres, comme ouvrier ou gérant d'exploitation.

Une relève endettée, mais passionnée

• En juillet 1962, le gouvernement du Québec crée deux instituts de technologie agroalimentaire, l'un à Saint-Hyacinthe et l'autre à La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent. Ces écoles ont pour mission de former des ressources humaines compétentes, capables d'affronter les nouvelles réalités du travail à la ferme.

• En 2005, à l'école de Saint-Hyacinthe, environ 20 % des élèves ne proviennent pas du milieu agricole.

• En 30 ans, le prix des fermes au Canada a décuplé. Dans les années 1970, la valeur moyenne d'une ferme au Québec dépassait rarement 100 000 $. En 2005, une exploitation agricole avec sa machinerie et ses infrastructures peut se vendre pour plus de 1 million de dollars.

• En 2004, l'âge moyen des fermiers au Québec dépasse 47 ans.

• Ottawa et les provinces offrent des primes aux jeunes entrepreneurs qui achètent une ferme. Un programme d'accès à la propriété pour les plus de 40 ans existe également. Les gouvernements accordent ce crédit agricole à la condition que l'acquisition soit suivie d'une saine gestion.

Une relève endettée, mais passionnée

Média : Radio

Émission : Dimanche magazine

Date de diffusion : 2 février 2003

Invité(s) : Mathieu Barbeau, Martin Brodeur, Benoît Daviau, Jérome Landry, Nathalie Vandertol

Ressource(s) : Ginette Lamarche, Christine Limoges

Durée : 13 min 05 s

Dernière modification :
20 septembre 2005


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