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Comité Davey : un rapport sans lendemain
Date de diffusion : 22 décembre 1970
Depuis 1967, de nombreux intervenants des milieux politique, syndical et des communications réclament la tenue d'une commission d'enquête. Le gouvernement fédéral met plutôt sur pied le Comité spécial du Sénat sur les moyens de communications de masse en mars 1969. Présidé par le sénateur Keith Davey, le comité dépose son rapport à la fin de 1970. Comme en témoignent Claude Ryan, Pierre Lebeuf, Gilles Gariépy et André Bureau, les recommandations suscitent des réactions mitigées.Le comité constate que, en 1969, 18 éditeurs se partagent plus des deux tiers des 116 quotidiens au pays, alors qu'au début du siècle, 136 éditeurs publiaient 138 quotidiens... Il conclut que la concentration représente presque autant d'avantages que de désavantages. Mais il la déclare « indésirable » et reproche à plusieurs éditeurs de chercher d'abord à faire de la presse une affaire de rentabilité plutôt que de qualité, au détriment de l'intérêt du public.
Le rapport suggère une intervention de l'État sous forme d'un conseil de surveillance de la propriété de la presse, sorte de pendant du CRTC. Ni les groupes de presse ni l'État d'ailleurs, n'y sont favorables. Mais la recommandation plaît aux petits éditeurs. Pour aider ces derniers au développement de publications, le comité propose la création d'une caisse de prêts. Il demande enfin la constitution d'un conseil de presse pour définir des normes journalistiques et un code d'éthique de la profession, et recevoir les plaintes du public. Seule cette recommandation sera retenue.
Comité Davey : un rapport sans lendemain
• Entre 1971 et 1973, les premiers conseils de presse au Canada voient le jour en Ontario, en Alberta et au Québec. Ils sont généralement constitués de représentants du public et des médias, ainsi que de journalistes. Leur mandat vise à protéger la liberté de la presse et l'intérêt du public en matière d'accès à une information honnête et de qualité.• Au Québec, les débats sur la concentration ont avivé la nécessité de créer une fédération capable de représenter les journalistes, de défendre leurs droits, la liberté de la presse et le droit du public à l'information. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) voit le jour le 28 février 1969. Le journaliste Gilles Gariépy est un de ses principaux artisans et son premier président.
• Lorsque le Comité Davey propose la création d'un conseil de surveillance de la propriété de la presse, son pendant, le Conseil de la radio-télévision canadienne (CRC), vient d'être créé à la faveur de la Loi sur la radiodiffusion de 1968. L'organisme devient le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en 1976.
Comité Davey : un rapport sans lendemain
Média : Télévision
Émission : Format 60
Date de diffusion : 22 décembre 1970
Invité(s) : André Bureau, Gilles Gariépy, Pierre Lebeuf, Claude Ryan
Ressource(s) : Réal Barnabé
Durée : 13 min 22 s
Dernière modification :
19 juin 2003
Télévision
26 min 03 s
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Comité Davey : un rapport sans lendemain.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 19 juin 2003.
[Page consultée le 13 février 2012.]