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Automobile : vers un marché libre?
Date de diffusion : 9 janvier 1979
Entré en vigueur en 1965, l'accord signé le 16 janvier par Lester B. Pearson, premier ministre du Canada et Lyndon B. Johnson, président des États-Unis, « ouvre la voie à une ère nouvelle dans les relations économiques et commerciales entre les deux voisins nord-américains », selon Lyndon Johnson.L'entente bilatérale exempte de taxes les constructeurs américains lorsqu'ils exportent des véhicules vers le Canada mais aussi lorsqu'ils en importent tant qu'ils fabriquent en sol canadien autant de véhicules qu'ils en vendent.
Cet accord de libre-échange sectoriel est assorti de garanties informelles obtenues par le gouvernement canadien. En effet, des lettres d'entente, reflétant l'inquiétude des Canadiens face à la mainmise américaine sur le secteur de l'automobile, sont annexées au Pacte et garantissent un minimum de production au Canada. Ces garanties sont contraires au marché libre préconisé par les Américains, comme l'explique Randolph Gerson, un des négociateurs de l'entente.
Selon certains économistes, à défaut de libre-échange, il s'agit non plus d'un protectionnisme national mais d'un protectionnisme continental, comme le mentionne Bruno Dandeneault.
Il ne vise que les manufacturiers du secteur de l'assemblage et de la fabrication des pièces.
Le consommateur canadien désireux d'acheter une voiture aux États-Unis n'est pas libre de le faire alors que son homologue américain a tout le loisir d'acquérir sa voiture au Canada.
Un certain nombre de pièces ne sont pas incluses dans cet accord (pneus, chambres à air, pièces de rechange).
Automobile : vers un marché libre?
• Au premier trimestre de l'année 1965, les échanges d'automobiles, de camions et de pièces détachées ont augmenté de 30 % entre les deux pays.• L'industrie automobile canadienne occupe le cinquième rang après les pâtes et papiers, l'aluminium, le pétrole et l'agriculture.
• L'automobile représente le tiers de l'ensemble des échanges entre le Canada et les États-Unis. Le Canada exporte plus de 30 millions de dollars aux États-Unis chaque année depuis l'entrée en vigueur du Pacte de l'automobile.
• Le consommateur ne bénéficie pas des retombées immédiates de l'entente. Mais l'ouverture de succursales américaines au Canada devrait permettre d'abaisser les coûts de production et donc de vente des véhicules fabriqués sur le sol canadien.
Automobile : vers un marché libre?
Média : Radio
Émission : Aux vingt heures
Date de diffusion : 9 janvier 1979
Invité(s) : Randolf Gerson
Ressource(s) : Bruno Dandenault, Pierre Pilon
Durée : 3 min 34 s
Dernière modification :
6 juin 2006
Télévision
8 min 58 s
Au Canada, l’industrie de l’automobile dépend des capitaux américains dont les filiales canadiennes assument le rôle de succursales.
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Automobile : vers un marché libre?.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 6 juin 2006.
[Page consultée le 19 juin 2013.]