Accueil · C'est arrivé le... · 27 décembre 1978
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Le Montréal-Matin cesse de paraître
Date de diffusion : 29 décembre 1978
Lancé en 1930 sous le nom de L'Illustration, le Montréal-Matin a été le premier quotidien de format tabloïd au Québec. La grande nouveauté, comme le nom de la parution l'indique, est que ce journal comprend des illustrations, tout comme son homonyme de France.Mais près d'un demi-siècle plus tard, voilà que le vice-président du quotidien, Fernand Roy, annonce sa fermeture. Les quelque 90 000 lecteurs, mais aussi les journalistes, tous les employés et les annonceurs, sont pris par surprise. Présent édition métropolitaine fait le point avec Fernand Roy et des représentants syndicaux.
Ce journal, dont la devise était Par le peuple et pour le peuple, a connu une histoire cahoteuse, sur laquelle les problèmes financiers ont toujours plané. Mais à partir des années 1960, le quotidien doit faire face à un nouveau compétiteur de taille. Le 15 juin 1964, l'homme d'affaires Pierre Péladeau lançait un autre quotidien tabloïd, Le Journal de Montréal.
Le marché montréalais comprend également deux autres quotidiens de langue française, Le Devoir et La Presse.
En 1973, La Presse, propriété de Power Corporation, rachète le Matin pour environ 5 millions de dollars. Rapidement, tous les employés du Matin sont transférés rue Saint-Jacques, dans les locaux attenants à La Presse. Si les deux salles de rédaction restent autonomes, de nombreux services, dont l'impression, sont partagés.
La grève déclenchée par les employés de La Presse paralyse le Montréal-Matin pendant sept mois, d'octobre 1977 à avril 1978. Lors de ce conflit à La Presse, les employés du Montréal-Matin se trouvent, en quelque sorte, sans possibilité de faire leur travail. Cet épisode signe la mort du Montréal-Matin.
Le Montréal-Matin cesse de paraître
• À ses débuts, L'Illustration était officiellement propriété de l'Association des journalistes canadiens (qui deviendra par la suite la Fédération des journalistes canadiens). Mais dans la réalité, le quotidien avait pour investisseur principal Eugène Berthiaume. Son grand patron était Fernand Dansereau (à ne pas confondre avec le cinéaste du même nom), fils du journaliste Arthur Dansereau, rédacteur en chef à La Presse.• L'Illustration est rebaptisée Montréal-Matin en août 1941.
• En 1947, le journal est acheté par l'Union nationale, dont il sera le porte-parole jusqu'en 1972 lorsque le groupe dirigé par Régent Desjardins l'acquiert.
• En 1953, le concurrent libéral du Montréal-Matin, Le Canada, disparaît.
• De juin 1964 à janvier 1965, La Presse est paralysée par une grève. Les annonceurs du journal de la rue Saint-Jacques se tournent alors vers le Montréal-Matin.
• Avant la grève de sept mois, en 1977-1978, le Montréal-Matin tirait à 136 000 exemplaires.
• Parmi les journalistes qui sont passés par le Montréal-Matin, on compte Louise Cousineau et Pierre Foglia, passés ensuite à La Presse. Claude Poirier y était le spécialiste des faits divers, tout comme Michel Auger. Daniel Latouche y était éditorialiste.
• Au moment de sa fermeture, le quotidien était propriété de La Presse. Certains diront que Power Corporation avait racheté le Montréal-Matin pour éliminer à court terme un compétiteur.
Le Montréal-Matin cesse de paraître
Média : Radio
Émission : Présent édition métropolitaine
Date de diffusion : 29 décembre 1978
Invité(s) : Joseph Bourdon, Louis Falardeau, Marc Laurendeau, Gérald Robitaille, Fernand Roy
Ressource(s) : Denise Faille, Hélène C. Laurin
Durée : 25 min 29 s
Dernière modification :
12 mars 2008
Radio
7 min 50 s
27 septembre 1982
Seul quotidien francophone des Maritimes depuis 1949, L'Évangéline ferme ses portes dans la confusion.











Le Montréal-Matin cesse de paraître.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 12 mars 2008.
[Page consultée le 13 février 2012.]