Accueil · C'est arrivé le... · 7 décembre 1987
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Roi des forêts… et des villes
Date de diffusion : 7 décembre 1987
Le Québec est un important producteur d'arbres de Noël, explique la journaliste Danielle Levasseur. Plus encore, en 1987, 90 % du million d'arbres élevés au Québec traversent la frontière américaine et sont vendus à New York et Boston, entre autres. Une quinzaine d'années plus tard, ce sont les trois quarts des deux millions de sapins produits au Québec qui sont exportés soit aux États-Unis soit dans le reste du Canada.Par ailleurs, le Québec, qui produit la moitié des sapins de Noël au pays, ne garde qu'un quart de ses arbres.
Il existe plusieurs sortes de sapins utilisés pour décorer maisons et centres commerciaux. Du côté des vrais arbres, on retrouve des sapins cultivés – le baumier en tête – et des sapins hybrides (ou semi-cultivés). Les premiers sont branchus et fournis alors que les seconds ont des branches plus espacées, qui permettent de mettre plus de décorations.
Et il y a, bien évidemment, les arbres artificiels – blancs, verts ou roses (!) – que préfèreraient 50 % des Québécois selon l'Association des producteurs d'arbres de Noël du Québec.
L'arbre de Noël, qui serait d'origine chrétienne, associe les symboles religieux de la Vie et de la Lumière. Il viendrait plus précisément d'Alsace, sa première mention remontant à l'an 1521. C'est la princesse Hélène de Mecklembourg, épouse du duc d'Orléans, qui l'introduit à Paris pour la première fois en 1837. C'est en Allemagne, en Autriche et en France qu'il est le plus populaire jusqu'au XVIIIe siècle. Il n'arrive en Angleterre qu'en 1841, lorsque l'époux de la reine Victoria en fait installer un au château de Windsor.
Roi des forêts… et des villes
• Noël 2002 a failli être une fête sans sapin pour Montréal. Le traditionnel arbre décoré que la Ville offre annuellement à ses citoyens ayant été jugé trop coûteux par l'administration du maire Gérald Tremblay, ce sont des citoyens qui ont offert l'arbre à leur Ville. Il faut dire qu'en 2001, l'« arbre de vie » (le sapin de Noël étant trop rattaché à la religion catholique, selon les administrateurs bien-pensants de la métropole québécoise) avait coûté 47 358 $, main-d'œuvre non comprise.• Le sapin artificiel fait son apparition vers la fin du XIXe siècle. Les premiers étaient fabriqués en Allemagne et étaient faits de fils métalliques et de plumes d'oie ou de dinde. En Amérique du Nord, il commence à se répandre au tournant du XXe siècle.
• Le sapin fait partie de l'univers langagier des francophones. Ainsi, au Canada francophone, on utilise l'expression « se faire passer un sapin » pour « se faire avoir ». En France, on dit sapin ou « sap » pour signifier un cercueil de sapin. Et « sentir le sapin » veut dire annoncer la mort. Ainsi, on peut dire : « Il a une toux qui sent le sapin. ».
• « Avec un morceau de pain, on trouve son paradis sous un sapin. » (proverbe russe)
Roi des forêts… et des villes
Média : Télévision
Émission : Téléjournal
Date de diffusion : 7 décembre 1987
Invité(s) : Jean-Claude Audet, Simon Lemieux, Gabriel Savoie
Ressource(s) : Bernard Derome, Danielle Levasseur
Durée : 2 min 25 s
Dernière modification :
21 juin 2005
Aussi un 7 décembre
7 décembre 2007
Pour souligner la mort de l'ex-sénateur Jacques Hébert, nous vous présentons une entrevue qu'il accordait en 1961 à Jeanne Sauvé.
Télévision
29 min 26 s












Roi des forêts… et des villes.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 21 juin 2005.
[Page consultée le 12 février 2012.]