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CBC Digital Archives

Accueil · C'est arrivé le... · 26 novembre 1986

Un Taillibert pour couvrir le stade

Date de diffusion : 26 novembre 1986

Amorcée en 1973, la construction du Stade olympique s'est avérée une aventure décevante pour les Québécois. Certes, la présentation des Jeux olympiques a procuré à Montréal un rayonnement international, mais le coût démesuré de fla construction du stade, d'un milliard de dollars, a fait déchanter la population.

Le 26 novembre 1986, onze ans après les Jeux de Montréal, le dernier morceau du casse-tête, le toit, arrive au stade. Comme l'explique le journaliste Gilles Gougeon, la fabrication, le transport et l'installation de l'imposante toile de kevlar, au coût de 44,2 millions, relèvent de l'exploit technique.

Après les Jeux de 1976, la Régie des installations olympiques (RIO) entreprend les travaux qui doivent donner au stade son aspect prévu à l'origine. La RIO rencontre cependant plusieurs retards. En 1979, le gouvernement du Québec lève un premier moratoire sur le parachèvement de l'amphithéâtre, du mât et du toit.

La mauvaise conjoncture économique force le gouvernement à imposer un autre moratoire entre 1982 et 1984. En 1985, la RIO conclut une entente d'une valeur de 117,7 millions avec la firme Socodec, une filiale de SNC-Lavalin, pour l'achèvement du stade, la tour et le toit compris. La construction de la tour sera achevée en 1986.

Les plans d'origine, conçus par l'architecte français Roger Taillibert, prévoient l'installation d'un toit rétractable. L'audacieux projet vise à suspendre la toile de 50 tonnes à la tour par d'énormes câbles. Le toit de kevlar est hissé en avril 1987. Il sera rétracté 75 fois seulement. Le 27 juin 1991, des vents violents provoquent une importante déchirure de la toile. Son usure, accélérée par les intempéries, force les dirigeants de la RIO à conserver le toit fermé en permanence.

La RIO remet alors en question le concept de toiture rétractable. En mai 1993, le gouvernement du Québec approuve la recommandation de la RIO de remplacer le toit du stade.

La toile hissée en 1987 résiste dix ans. En 1997, le choix de la RIO s'arrête sur l'offre du consortium américain Birdair-RSW, qui propose un toit fixe en fibre de verre enduit de téflon. Mais en janvier 1999, le toit du fabricant américain se déchire sous le poids de la neige et de l'eau.

La RIO poursuit Birdair-RSW pour 63 millions de dollars, soit 50 millions pour le remplacement du toit et 13 millions pour les pertes entraînées par la fermeture du stade l'hiver. En effet, depuis cette défaillance, la surface principale du stade reste fermée entre le 1er décembre et le 31 mars.

Un Taillibert pour couvrir le stade

• Pendant que fles démêlés judiciaires avec les sociétés américaines Birdair et RSW se poursuivent, la RIO prévoit l'installation d'un nouveau toit, un troisième, pour 2007.

• Deux firmes d'ingénierie, SNC-Lavalin et Janin Atlas, sont en lice pour décrocher le contrat de la construction du nouveau toit. Les deux sociétés présentent leurs plans en janvier 2006. Ce nouveau toit coûterait entre 50 et 75 millions de dollars. La RIO souhaite inscrire une clause dans le contrat qui obligerait le constructeur à demeurer propriétaire du toit pendant ses 25 premières années de vie, et ainsi, assurer une pleine garantie de construction.

• Depuis le 11 mai 1976, le gouvernement du Québec prélève une taxe spéciale sur le tabac de 1,63 $ sur 200 cigarettes. Cette taxe sert à rembourser la dette contractée pour la construction des installations olympiques.

• La taxe rapporte 81 millions de dollars par année. Le gouvernement du Québec doit cependant éponger un déficit annuel d'exploitation de la RIO de 20 millions, investir chaque année entre 10 et 12 millions pour maintenir l'actif, et débourser 6 millions par année pendant 30 ans pour le nouveau toit.

• Le gouvernement a déjà annoncé son intention de continuer à percevoir la taxe sur le tabac pour la verser dans le fond consolidé de la province dès la fin du remboursement de la dette prévue pour juin 2006.

• En 2000, la RIO fait installer un système de chauffage dans le comble du stade afin d'évacuer la neige et d'alléger le poids supporté par le toit. Malgré cet ajout, aucune compagnie d'assurance n'accepte d'assurer le toit durant l'hiver. La RIO doit donc fermer la surface principale du stade durant la saison froide.

Un Taillibert pour couvrir le stade

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 26 novembre 1986

Ressource(s) : Gilles Gougeon

Durée : 6 min 18 s

Dernière modification :
27 novembre 2009


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