Accueil · C'est arrivé le... · 29 septembre 1984
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10 000 caribous emportés par les eaux
Date de diffusion : 3 octobre 1984
La scène est impressionnante : des centaines de cadavres de caribous flottent le long des berges de la rivière Caniapiscau, dans la baie d’Ungava. Ils se sont noyés en tentant de traverser le cours d’eau, en amont de la chute du Calcaire.Catastrophe naturelle ou résultat du développement des barrages hydro-électriques du Grand Nord? Les Cris accusent Hydro-Québec de ne pas avoir contrôlé les eaux du réservoir Caniapiscau, alors que des spécialistes estiment qu’il s’agit d’un phénomène naturel.
Ce sont exactement 9604 caribous qui se sont noyés dans ces derniers jours du mois de septembre 1984, et non 20 000 comme on l’a cru à un moment donné. Selon Serge Couturier, biologiste pour la Société de la faune et des parcs du Québec et grand spécialiste des caribous, cette noyade n’est exceptionnelle que par le nombre de cervidés morts; chaque année, des centaines de caribous migrateurs périssent en tentant de traverser des cours d’eau.
Les autochtones, de leur côté, ne démordent pas : il s’agit d’une catastrophe écologique causée par Hydro-Québec. Le Grand Conseil des Cris du Québec et la Société Makivik, organisme qui administre l'indemnité destinée aux Inuits selon les dispositions de la convention de la Baie James et du Nord québécois, continuent d’affirmer que la catastrophe de 1984 a été causée par les développements hydroélectriques dans la région de la baie d’Ungava.
Ils ont réussi à en convaincre l’organisme écologiste Green Peace et plusieurs médias américains.
10 000 caribous emportés par les eaux
• Le mot caribou vient de xalibu, qui signifie « celui qui creuse pour se nourrir » en langue micmaque. Une des particularités de ce grand cervidé est que les femelles possèdent également des bois, contrairement aux orignaux, par exemple.• Celui qu’on appelle le « marathonien de la toundra » peut se déplacer, en période de migration, sur plus de 600 kilomètres pour retrouver ses quartiers d’hiver, et ce parce qu’il possède de larges sabots lui permettant de se mouvoir dans la toundra humide et de nager.
• Depuis 1991, le gouvernement du Québec, en partenariat avec entre autres Hydro-Québec, le ministère de la Défense nationale et la Société Makivik, a mis sur pied un important programme de suivi des migrations par le biais des satellites du système Argos, afin de mieux comprendre et protéger l’espèce.
• Le caribou fournit abri, vêtement, nourriture et outils aux habitants du Grand Nord. La chasse au caribou demeure d’ailleurs encore importante pour les Inuits. Un vieux dicton inuit dit que le meilleur endroit pour conserver de la viande de caribou, c’est dans l’estomac de l’un de ses amis.
10 000 caribous emportés par les eaux
Média : Télévision
Émission : Téléjournal
Date de diffusion : 3 octobre 1984
Ressource(s) : Marie-Claude Lavallée, Pierre Migneault
Durée : 2 min 14 s
Dernière modification :
25 août 2009












10 000 caribous emportés par les eaux.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 25 août 2009.
[Page consultée le 12 février 2012.]