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Le coup d'éclat du frère Untel
Date de diffusion : 21 novembre 1960
Le 6 septembre 1960, Les Insolences du frère Untel, un succès de librairie sans précédent au Québec, paraît aux Éditions de l'Homme. Jean-Paul Desbiens y dénonce la sclérose des institutions et l'échec de l'enseignement du français au Québec.À la suite du remous causé par le livre, le provincial des maristes défend au frère Pierre-Jérôme, alias Jean-Paul Desbiens, d'écrire ou de parler publiquement. Plus tard, le cardinal Léger lève l'interdiction et permet au frère Untel de dévoiler son identité à la télévision de Radio-Canada. Le 21 novembre 1960, il est l'invité de l'émission Premier Plan.
Peu de temps après le passage du frère Pierre-Jérôme à la télévision, la communauté des frères maristes reçoit une lettre de la Sacrée Congrégation des religieux. Rome condamne les démonstrations publiques du frère Untel. N'ayant aucune envie de quitter la vie religieuse, Jean-Paul Desbiens doit faire pénitence pendant trois ans en Europe.
Malgré le bâillonnement temporaire de son auteur, Les Insolences du frère Untel marque un tournant dans l'évolution des idées au Québec. Le livre précède le mouvement de réformes appelé plus tard la Révolution tranquille.
Né en 1927 à Métabetchouan, au Lac-Saint-Jean, Jean-Paul Desbiens entre chez les frères maristes en 1944. De 19 à 25 ans, il séjourne en sanatorium afin de vaincre une tuberculose. Par la suite, en 1958, il obtient une licence en philosophie de l'Université Laval.
Entre 1958 et 1961, Jean-Paul Desbiens enseigne à Chicoutimi et à Alma. Pendant ses années de réclusion en Europe, de 1962 à 1964, il prépare un doctorat sur l'épistémologue suisse Jean Piaget à l'université de Fribourg.
Le coup d'éclat du frère Untel
• Les Insolences du frère Untel est un recueil de pamphlets écrits par Jean-Paul Desbiens et publiés dans Le Devoir en 1959 et en 1960.• Dans ces lettres ouvertes, Jean-Paul Desbiens aborde le vécu des frères enseignants, les problèmes du système d'éducation et la pauvreté du français parlé par ses jeunes étudiants. Afin de préserver l'anonymat de l'auteur, André Laurendeau, directeur du Devoir, le baptise « frère Un Tel ».
• La soutane noire à jabot blanc que porte le frère Untel lors de l'entrevue forme l'habit caractéristique des frères enseignants dans les années 1950 et 1960.
• Lorsqu'il envoie son manuscrit aux Éditions de l'Homme, Jean-Paul Desbiens inscrit sur l'enveloppe : « DANGEREUX, MANIER AVEC SOIN! DYNAMITE! ».
• En moins de trois mois, les Éditions de l'Homme vendent 65 000 exemplaires des Insolences. Au total, plus de 130 000 exemplaires du livre trouveront preneur.
• À son retour au Québec, l'auteur des Insolences dirige l'implantation des programmes de niveau collégial, de 1964 à 1970. Puis, pendant deux ans, il est éditorialiste en chef de La Presse.
• De 1972 à 1978, Jean-Paul Desbiens dirige le collège Notre-Dame-de-Foy, à Cap-Rouge. Les frères maristes l'élisent provincial de leur communauté en 1978.
• Une édition des Insolences du frère Untel annotée par l'auteur paraît en 1988.
Le coup d'éclat du frère Untel
Média : Télévision
Émission : Premier Plan
Date de diffusion : 21 novembre 1960
Invité(s) : Jean-Paul Desbiens
Ressource(s) : Gaétan Barrette, Judith Jasmin, Pierre Nadeau
Durée : 27 min 35 s
Dernière modification :
6 septembre 2005












Le coup d'éclat du frère Untel.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 6 septembre 2005.
[Page consultée le 9 février 2010.]