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Le crime parfait
Date de diffusion : 1er septembre 1992
Lundi 4 septembre 1972, entre 1 h 50 et 3 h du matin, trois voleurs s'introduisent dans le Musée des beaux-arts de Montréal par un puits de lumière situé sur le toit. Les cambrioleurs, armés de mitraillettes et de fusils à canon coupé, subtilisent 18 tableaux de grands maîtres d'une valeur de 2 millions de dollars, dont un Rembrandt de plus de 1 million. Les œuvres ne seront jamais retrouvées.Vingt ans plus tard, le journaliste Normand Lester révèle les intentions des compagnies d'assurances de relancer l'enquête pour retrouver les toiles volées. Pour y arriver, elles promettent une récompense de 100 000 $ et plus.
Dès leur intrusion dans le musée, les cagoulards remarquent la présence d'un agent de sécurité qui terminait sa ronde au deuxième étage. Ils ne tardent pas à le maîtriser. Comme, il n'obtempère pas assez vite au goût des brigands, ceux-ci tirent un coup de feu au plafond. Le gardien est par la suite bâillonné et ligoté. Pendant que l'un des voleurs le surveille, les deux autres font passer les tableaux, de même que des objets d'art et des bijoux, par le toit, à l'aide d'une corde.
Le cambriolage semble être un jeu d'enfant jusqu'à ce que le système d'alarme se déclenche, alors que les malfaiteurs tentent de faire passer de plus grands tableaux par la sortie arrière. Ils abandonnent ainsi 18 autres tableaux d'aussi grande valeur avant de prendre la fuite. Les voleurs ne laissent aucune trace derrière eux, aucune description de leur physique ou de leur véhicule ne peut être faite.
En plus du Rembrandt, les filous repartent entre autres avec deux œuvres de Jan Breughel l'Ancien, de Jean-Baptiste Corot, de Jean-François Millet, d'Honoré Daumier, et d'autres de Gustave Courbet, de Thomas Gainsborough et de Pierre-Paul Rubens.
Le crime est parfait. Malgré toutes les enquêtes, les tableaux n'ont jamais pu être retrouvés. Puisqu'en principe aucun musée du monde n'accepte d'œuvres volées, les complices ont probablement dû attendre un certain temps avant de les écouler au marché noir.
Actuellement, les toiles sont évaluées à plus de 12 millions de dollars. Elles appartiennent désormais aux assureurs, qui ont déjà dédommagé le musée.
Le crime parfait
• Le tableau de Rembrandt dérobé au musée a pour titre Paysage avec chaumières. Il s'agit d'une peinture à l'huile réalisée sur panneau de bois, de 25,5 cm sur 39,5 cm.• Les deux tableaux de Breughel l'Ancien sont également des peintures à l'huile sur cuivre de 19 cm sur 27 cm. L'un est intitulé Paysage avec carrioles et troupeaux et l'autre Paysage avec bâtiments et carrioles. Le musée a pu toutefois en récupérer un.
• Le musée Gardiner de Boston, auquel Normand Lester fait référence dans son reportage, offre une récompense de 5 millions de dollars à quiconque pourra fournir des informations susceptibles d'aider la police à retrouver la douzaine de toiles de grands maîtres volées en 1990. Les œuvres de Rembrandt, Vermeer, Degas, Manet, qui ont été dérobées, presque de la même manière qu'au Musée des beaux-arts de Montréal, valent plus de 300 millions de dollars.
Le crime parfait
Média : Télévision
Émission : Montréal ce soir
Date de diffusion : 1er septembre 1992
Invité(s) : William Aron, André DeQuoy, Pierre Théberge
Ressource(s) : Simon Durivage, Normand Lester
Durée : 5 min 27 s
Dernière modification :
19 juillet 2005












Le crime parfait.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 19 juillet 2005.
[Page consultée le 9 février 2010.]