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CBC Digital Archives

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Période : 1949 - 2005

Au rythme des Jeunesses musicales

Séduit par l'idée de promouvoir la musique classique auprès des jeunes, le violoniste Gilles Lefebvre fonde, en 1949, une branche canadienne des Jeunesses musicales. Avec leurs milliers de tournées et de concerts, la création du camp musical d'Orford en 1951 et de l'Orchestre mondial des Jeunesses musicales en 1970, les Jeunesses musicales du Canada s'imposent comme une institution du paysage culturel canadien. Ainsi émaneront de ce mouvement des dizaines de vedettes internationales, telles que Joseph Rouleau et Maureen Forrester.

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Bienvenue au parc national du Mont-Orford

Date de diffusion : 22 juillet 1956

Inspiré par ses étés de scoutisme au lac Simon, Gilles Lefebvre fonde en 1951 le camp musical d'été au parc du Mont-Orford, en Estrie. Dès la création des JMC, deux ans auparavant, Lefebvre rêve d'un camp où les jeunes pourront développer leur talent dans le cadre enchanteur qu'offre la nature.

Au départ, l'entreprise est modeste, avec la présence d'une dizaine de campeurs logés dans des tentes de fortune sur le terrain attribué par le gouvernement provincial. Peu à peu, le nombre de campeurs augmente, comme celui des maîtres de réputation. Puis s'amorce en 1954 la construction des premiers chalets. Nous voici au camp des JMC en juillet 1956.

Avant son départ de France en 1948, Gilles Lefebvre assiste à un concert commenté par Norbert Dufourcq, organisé par les Jeunesses musicales de France. Il entend parler pour la première fois de ce mouvement qui compte déjà 200 000 membres en France. L'idée de concerts commentés adressés aux jeunes le charme au point de remettre en question sa carrière de virtuose pour se tourner vers l'éducation musicale des jeunes.

Il revient au Canada avec l'objectif de créer un mouvement similaire, afin de former l'auditoire de demain à l'écoute de la musique classique et parfaire de jeunes musiciens de talent par la formation de maîtres.

À son retour au pays, Gilles Lefebvre entreprend une tournée essentiellement québécoise jusqu'en juillet 1949, sa dernière comme violoniste. Lors d'un concert commenté, il fait la rencontre de l'abbé Joseph-Hector Lemieux, et de Gaston Arel. Ils demandent à Lefebvre de présenter le même concept à Saint-Hyacinthe pour le compte des Compagnons de l'art, une société qui réunit des jeunes passionnés de musique. Au terme de cette soirée du le 5 juin 1949,, Gilles Lefebvre soulève l'idée de regrouper toutes les associations musicales destinées à la jeunesse.

L'abbé Lemieux, Anaïs Allard-Rousseau, du Club André-Mathieu de Trois-Rivières, et Laurette Boisvert, responsable du Festival de musique de l'Estrie, fondent, sous l'impulsion de Gilles Lefebvre, la société Hélicon le 23 août 1949. L'organisme portera le nom de Jeunesses musicales du Canada quelques mois plus tard seulement. Néanmoins, le 23 août 1949 est considéré comme la date officielle de la création du mouvement.

La société Hélicon compte déjà sur un solide réseau établi dans quelques villes du Québec : Saint-Hyacinthe, Trois-Rivières, Sherbrooke. Une série de concerts est planifiée dès la première année.

À ce moment, Gilles Lefebvre n'est pas entièrement versé dans le mouvement. Son intention est de repartir en France pour compléter ses études interrompues l'année précédente. Pendant que Lefebvre retrouve son professeur à Paris, la société Hélicon étend ses tentacules; Shawinigan, Grand-Mère et Mont-Laurier deviennent de nouveaux fiefs. De son côté, Lefebvre décroche une rencontre avec le président des Jeunesses musicales de France, René Nicoly, peu de temps après son arrivée en France.

Nicoly lui propose de former une délégation canadienne des JM de France et l'invite au congrès des FIJM à Vienne, en avril 1950.

C'est à cette occasion que la branche canadienne des Jeunesses musicales, la première en Amérique du Nord, sera reconnue à titre de membre à part entière des FIJM. Une nuit de juin 1950, Gilles Lefebvre prend la décision de faire une croix sur sa carrière de soliste pour consacrer les 20 prochaines années de sa vie aux Jeunesses musicales du Canada. De retour au Québec, il met à l'œuvre son sens profond de l'organisation et consacre sa vie à partager son goût de la musique auprès des jeunes. Il parcourt le Québec et le Canada pour établir des centres Jeunesses musicales.

Bienvenue au parc national du Mont-Orford

• Outre la création du camp musical d'Orford, l'autre réalisation de premier plan pour les JMC est la production du Journal des Jeunesses musicales du Canada. La première rédactrice en chef du journal, fondé en 1951, s'appelle Andrée Desautels. Elle demeure en poste jusqu'en 1961. Wilfrid Sauvé prendra en charge la production du journal de 1961 à 1971. Faute d'argent, le journal doit fermer boutique. D'autres publications bilingues plus modestes le remplaceront, telles que le Bulletin de 1974 à 1976, le Communiqué de 1976 à 1989, et En sourdine (Behind the Scenes en anglais) depuis 1989.

Bienvenue au parc national du Mont-Orford

Média : Télévision

Émission : Kim le journal des jeunes

Date de diffusion : 22 juillet 1956

Invité(s) : Marcel Laurencelle, Gilles Lefebvre, Suzanne Meunier, Marcel Saint-Cyr

Ressource(s) : Francine Montpetit

Durée : 12 min 29 s

Dernière modification :
11 juillet 2006


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