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Ferron, cynique et tendre

Date de diffusion : 28 novembre 1975

S'il pose un regard parfois implacable sur la nature humaine, Jacques Ferron est aussi habité d'une immense compassion. Dans cette entrevue, Pierre Paquette cherche à montrer cette pudeur et cette tendresse de l'écrivain qui se cachent derrière son ironie. Ce qui n'est pas une mince tâche, car le journaliste avoue à son invité : « Vous êtes à peu près ce type d'invité le plus difficile à interviewer au monde. Quand on interviewe Ferron, c'est toujours nous qui sommes sur la sellette. »

Qu'est-ce que le succès pour Jacques Ferron? « Ce sont mes enfants dont je ne parle jamais et que je mets bien au-dessus de mon œuvre. Après ça, mon action, et après beaucoup de luttes, vous êtes repu, vous avez vécu et… le succès, c'est peut-être le goût de mourir. Pourquoi? Parce que vous avez eu votre part dans la vie. »

En 1966, Jacques Ferron travaille comme médecin à l'hôpital psychiatrique Mont-Providence (aujourd'hui Rivière-des-Prairies). En 1970, il est omnipraticien à l'asile Saint-Jean-de-Dieu pendant une année. Ces expériences auront une répercussion majeure sur sa vie personnelle et sur son écriture.

À partir de 1973, l'écrivain se consacre à un grand livre sur la folie, Le Pas de Gamelin. L'œuvre ne sera jamais complétée et sera publiée après sa mort sous le titre La Conférence inachevée. « Je me suis lancé dans un livre sur la folie, c'est à en perdre la tête », confiera-t-il à un de ses correspondants.

Cette période coïncide avec une grave crise personnelle que traverse Jacques Ferron. Il tente de se suicider et passe plusieurs mois à l'hôpital en 1976.

Ferron, cynique et tendre

• Durant toute sa vie, Jacques Ferron a entretenu une correspondance avec plusieurs personnes, des amis, des intimes, mais aussi avec ses traducteurs, ses principaux critiques littéraires et d'autres comme le psychanalyste Julien Bigras.

• Ferron échange avec Bigras des réflexions sur le soin des malades mentaux, sur la folie. Il écrit que la folie est « refus des normes, un refus dont les psychiatres ont peur ». Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés, une sorte de pacte entre eux. Cette correspondance est éditée en 1988 sous le titre Le Désarroi.

• « Haut lieu de la folie », l'hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu portait aussi le nom de Gamelin, ce qui désignait la municipalité que l'asile formait à lui seul depuis 1897. La municipalité de Gamelin possédait même son propre bureau de poste. Elle a été annexée à Montréal en 1976.

Ferron, cynique et tendre

Média : Radio

Émission : Pierre Paquette

Date de diffusion : 28 novembre 1975

Invité(s) : Jacques Ferron

Ressource(s) : Pierre Paquette

Durée : 18 min 51 s

Dernière modification :
29 juin 2009


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