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Période : 1969 - 1993
Le salaire du rire
Ce qui est devenu une des industries les plus lucratives a commencé par du théâtre burlesque avec, entre autres, Olivier Guimond et Rose Ouellette. Les années 1960 ont vu éclore une nouvelle vague d'humoristes engagés tels que les Cyniques. En 1970, les monologuistes – Clémence DesRochers, Sol, Yvon Deschamps – arrivent en force. Dans les années 1980, l'humour devient une véritable industrie.
Photo à la une : Jean-Michel Anctil en spectacle pendant le Festival Juste pour rire
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L'humour au musée
Date de diffusion : 18 mars 1993
Le musée vient à peine d'ouvrir qu'on sait déjà qu'il ne fera pas ses frais. Et Gilbert Rozon tente d'en expliquer les raisons. Le Groupe Rozon a-t-il poussé le bouchon de l'humour un peu trop loin? Les médias, eux, commencent à la trouver moins bonne et n'ont cesse d'attaquer le projet d'un complexe de l'humour, installé dans l'ancienne brasserie Eckers, boulevard Saint-Laurent à Montréal, dans lequel les gouvernements fédéral, provincial et municipal ont injecté plusieurs millions.Le musée sera le premier échec retentissant du Groupe Rozon. La première exposition, qui tente de faire le tour de l'histoire de l'humour en Amérique du Nord et en Europe, n'attire pas les foules, le prix des billets, avoisinant les 17 $, étant exorbitant.
En 1994, le musée est menacé de faillite et son promoteur cherche 3,5 millions de dollars pour le garder ouvert. L'institution ferme ses portes pendant quelques mois, mais, en septembre de la même année, le Musée Juste pour rire relance ses activités, grâce à des ententes avec les créanciers Avec les années, il change d'orientation : en 1997, l'humour ne représentant plus que 30 % de ses activités.
En 1992, le Groupe Juste pour rire compte 100 employés permanents. Le festival, de 6 millions de dollars, est subventionné à hauteur de 15 % et attire 500 000 personnes. Alors que le festival est un organisme à but non lucratif, les Productions Rozon et Films Rozon de leur côté font un chiffre d'affaires de 8 millions et de 12 millions respectivement.
Plus son empire s'agrandit, plus Gilbert Rozon doit faire face aux critiques des gens de l'industrie et des médias québécois. Son succès agace et ses déboires juridiques réjouissent.
L'humour au musée
• À quelques semaines de l'inauguration du musée de l'humour, Gilbert Rozon est accusé de fraude par le producteur de l'émission québécoise Fous de la pub : l'entreprise Deux Temps Trois Mouvements (2T3M) accuse Gilbert Rozon de s'être approprié les droits de production de la série et d'avoir signé un contrat avec la chaîne France 2 en lui cachant le montant réel de la vente de la série.• Le soir de l'inauguration du musée de l'humour, une manifestation est organisée devant l'ancienne brasserie Eckers. Des animateurs du groupe Les Animeries, dont un contrat avait été annulé à quelques heures de la grande soirée d'ouverture de l'établissement, se font entendre.
• En 1998, des humoristes et des gens de l'industrie de l'humour du Québec créent l'Association des professionnels de l'industrie de l'humour (APIH) afin de rassembler, sur une base volontaire, les différents acteurs de l'industrie de l'humour : artistes, auteurs, agents, producteurs, diffuseurs. L'association se charge, entre autres, de l'organisation du gala Les Oliviers, diffusé sur les ondes du réseau TVA.
L'humour au musée
Média : Télévision
Émission : Téléjournal
Date de diffusion : 18 mars 1993
Invité(s) : Bernard Lamarre, Gilbert Rozon
Ressource(s) : Philippe Belisle, Michèle Viroly
Durée : 2 min 34 s
Dernière modification :
3 mars 2008
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L'humour au musée.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 3 mars 2008.
[Page consultée le 10 février 2012.]