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CBC Digital Archives

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Période : 1960 - 1972

Rencontres du septième art

À la fin des années 1950, la nouvelle vague vient de déferler sur le cinéma français, insufflant au septième art une énergie nouvelle. Acteurs, réalisateurs, scénaristes, poètes, tous animés de cette même flamme, ont accepté de se dévoiler sous l'œil des caméras de Radio-Canada. Extraits choisis de certains moments d'anthologie.

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Jean Cocteau, l'esthète

Date de diffusion : 10 janvier 1960

Esthète et dandy, Jean Cocteau (1889-1963) est un artiste talentueux et prolifique. Issu de la bourgeoisie parisienne, il fréquente, très tôt, les cercles artistiques de la capitale française. Son oeuvre rompt néanmoins avec un certain conformisme et son originalité le détache de toute mouvance artistique. Judith Jasmin a rencontré le poète lors de son passage au Festival international du film de Cannes, dont il préside alors le jury. Ensemble, ils évoquent la vocation de l'écrivain pour la poésie et sa vision du cinéma.

Jean Cocteau voue une réelle passion pour la poésie; il dira lui-même qu'il est entré en poésie comme on entre dans les ordres. « Je sais que la poésie est indispensable, mais j'ignore à quoi », dira le poète. Pour lui, le cinéma permet de rendre tangible l'irréel, de rendre possible ce qui ne l'est pas. D'ailleurs ses œuvres littéraires seront source d'inspiration pour certains metteurs en scène et beaucoup d'entre elles seront portées à l'écran, comme son roman Les Enfants terribles, publié en 1929 et adapté par Jean-Pierre Melville en 1949, ou l'une de ses pièces de théâtre, L'Aigle à deux têtes, parue en 1947, qu'il adapte lui-même en 1948.

Pour Jean Cocteau, le poète est un médium dont la mission est de décrypter le mystère du monde, de le rendre intelligible. Sa rencontre avec Serge Diaghilev, le créateur des Ballets russes, est déterminante. Jean Cocteau est véritablement fasciné par l'artiste et Le Sacre du printemps, créé en 1913, qui influence l'ensemble de son oeuvre.

Jean Cocteau, l'esthète

• Dès 1909, Jean Cocteau publie ses premiers poèmes.

• L'artiste croisera notamment le chemin de Raymond Radiguet, jeune poète, et aussi celui de l'acteur Jean Marais, qui lui inspire une partie de son œuvre poétique, théâtrale et cinématographique.

• Jean Cocteau sera ambulancier durant la Première Guerre mondiale, avant de se faire réformer en 1916.

• Jean Cocteau est élu à l'Académie française le 3 mars 1955.

• Il laisse au septième art des scénarios marquants tels Le Sang d'un poète (1930), L'Éternel Retour (1943), La Belle et la Bête 1945), Les Parents  terribles (1949), Orphée (1950), Le Testament d'Orphée (1960).

• En 1930, il publie Opium, le journal d'une désintoxication, dans lequel il explique sa lutte contre sa dépendance à l'opium. L'écriture et ses vertus cathartiques lui permettent de se détacher de ses vieux démons.

• Jean Cocteau s'adonne aussi au dessin et à la peinture, talents qu'il exerce notamment dans des albums illustrés, mais aussi à travers les fresques de la chapelle Saint-Pierre à Villefranche-sur-Mer et de celle de Milly-la-Forêt.

• De 1951 à 1963, il poursuit l'écriture de son journal intime, intitulé Le Passé défini.

Jean Cocteau, l'esthète

Média : Télévision

Émission : Premier Plan

Date de diffusion : 10 janvier 1960

Invité(s) : Jean Cocteau

Ressource(s) : Judith Jasmin

Durée : 17 min 53 s

Dernière modification :
8 octobre 2003


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