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Période : 1939 - 2003

Le financement du film sous les projecteurs

Au Canada, le coût de production d'un long métrage est dérisoire, comparé à celui que Hollywood engloutit dans ses films. Mais, à la différence de son voisin américain, le Canada est scindé en deux marchés distincts, l'un francophone, l'autre anglophone. Cette fragmentation, couplée à la taille de son marché et à l'influence américaine, rend l'intervention de l'État nécessaire pour soutenir son cinéma, véhicule de sa culture. Une politique d'aide au cinéma s'est donc dessinée lentement, au fil des ans, permettant l'édification d'une industrie nationale face à la concurrence étrangère.

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Les « yeux du Canada »

Date de diffusion : 23 mars 1956

Dans les années 1950, le cinéma est en plein essor à l'Office national du film (ONF). À l'époque, l'organisme public est le principal producteur cinématographique au pays. À la fin de l'année 1955, Montréal accueille les employés et leurs familles, dans le nouvel édifice de l'ONF : cinéastes et artisans peuvent désormais vivre et travailler au Québec! Le 23 mars 1956, Pierre Juneau, le secrétaire de l'ONF, revient sur les origines et le mandat de l'organisme.

Fondé le 2 mai 1939 sur les recommandations du cinéaste John Grierson, l'ONF est un organisme public fédéral chargé de produire et de distribuer des films et des œuvres audiovisuelles. Financé par le Parlement, il doit devenir « les yeux du Canada » conformément au souhait de son fondateur, afin de « capter tous les aspects de ce pays : les hommes qui le peuplent aussi bien que les idéaux qu'ils cherchent à réaliser », avec le souci de faire connaître le Canada à l'étranger.

Mais l'existence d'une seule et unique entité de production anglophone à l'ONF, à la fin des années 1950, ne permet pas de projeter un fidèle reflet de la réalité canadienne. La plupart des productions francophones de l'ONF sont des adaptations des versions anglaises. La culture française est quasi inexistante au sein de l'organisme. Par ailleurs, de grandes disparités existent entre les artisans francophones et leurs homologues anglophones, mieux rémunérés.

Finalement, en 1964, la production de l'ONF est restructurée. Une unité de production francophone distincte est créée, et c'est Pierre Juneau qui en assume la direction. Dans son rapport Faire entendre nos voix, déposé en 1996, Pierre Juneau dira de l'ONF qu'il s'est révélé comme « un antidote aux produits de Hollywood et de New York présentés sur les écrans de cinéma et à la télévision canadienne ».

Les « yeux du Canada »

• John Grierson est un cinéaste écossais. En 1938, sous l'impulsion du gouvernement canadien, il est chargé d'évaluer la situation de l'industrie cinématographique canadienne. Suivant ses recommandations, le premier ministre Mackenzie King décide de créer un organisme d'aide au cinéma. L'Office national du film est donc institué en mai 1939. John Grierson en est nommé commissaire.

• En septembre 1939, quatre mois après la création de l'ONF, le Canada entre en guerre. Le cinéma devient un outil de propagande efficace. Les productions des premières années sont destinées à soutenir l'effort de guerre comme En avant Canada, Actualités canadiennes ou La Forteresse de Churchill/Churchill's Island, en 1941, qui remporte un Oscar. Il est d'ailleus le premier film canadien à recevoir la statuette dorée.

• Au début des années 1940, la production de l'ONF se diversifie avec l'arrivée du réalisateur écossais Norman McLaren en 1941. Après les films de propagande, il s'oriente vers un nouveau genre : le film d'animation.

• Au milieu des années 1950, une génération de cinéastes émerge : Michel Brault, Gilles Groulx, Claude Jutra, Fernand Dansereau et d'autres font leur début à l'ONF.

• Avant l'ONF, c'est le Bureau du cinématographe officiel (Government Motion Picture Bureau) qui s'occupe du cinéma au Canada. Fondé en 1917, il fusionne en 1941 avec l'ONF.

• En 1987, les locaux de Montréal sont baptisés édifice McLaren, en hommage au réalisateur décédé la même année. En 2004, le siège social de l'Office national du film du Canada est situé à Ottawa. Son bureau central demeure toutefois à Saint-Laurent, arrondissement de Montréal, dans la province de Québec. On y trouve les studios des productions francophones et anglophones et certains services techniques et administratifs.

• Le premier long métrage sonore canadien est The Viking, écrit par Varick Frissel et produit par la New-Foundland Labrador Film Company en 1930. Parmi les films marquants du cinéma canadien des années 1950 : Tit-coq, écrit par le comédien et dramaturge québécois Gratien Gélinas en 1948. L'histoire est adaptée pour le cinéma en 1952. Cette même année, La Petite Aurore, l'enfant martyre, long métrage de fiction en noir et blanc, inspiré d'un fait vécu, est réalisé par Jean-Yves Bigras. Tourné en 14 jours, le film attire 750 000 spectateurs et rapporte 800 000 $.

Les « yeux du Canada »

Média : Radio

Émission : Office national du film

Date de diffusion : 23 mars 1956

Invité(s) : Pierre Juneau

Ressource(s) : Guy Lapierre

Durée : 3 min 41 s

Dernière modification :
18 juin 2008


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