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CBC Digital Archives

Accueil · Arts et culture · Cinéma · La vraie nature de Gilles Carle

Période : 1964 - 2003

La vraie nature de Gilles Carle

Le plus prolifique des cinéastes québécois est aussi un des réalisateurs les plus marquants, un des pionniers du cinéma de fiction au Québec. Du documentaire à la fiction en passant par la publicité, Gilles Carle touche à tous les genres cinématographiques. Il passe avec la même aisance du cinéma d'auteur intimiste à la superproduction, offrant au public une mosaïque de personnages colorés et vibrants de vérité.

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Gilles Carle : parcours d'un cinéaste

Date de diffusion : 17 juin 1970

Gilles Carle arrive seul à Montréal en 1944, à l'âge de 16 ans, pour étudier le dessin commercial. Admis au cours préparatoire de l'École des beaux-arts, il étudie avec Jean Simard, Carl Dair et Alfred Pellan. Mais, comme il l'explique à Wilfrid Lemoine dans cette entrevue, il considère qu'il n'a pas le talent nécessaire pour devenir peintre.

Par son frère Guy, Gilles Carle rencontre un groupe de jeunes qui se réunissent pour lire et écrire de la poésie. En 1953, ces jeunes fondent les éditions de l'Hexagone en publiant un recueil de poèmes de Gaston Miron et Olivier Marchand.

Employé comme dessinateur au service des arts graphiques de Radio-Canada de 1955 à 1960, Gilles Carle découvre l'Office national du film par Louis Portugais, un des membres fondateurs de l'Hexagone. Il obtient un contrat de scénariste-réalisateur avec l'ONF et tourne une série de courts métrages documentaires : Manger avec Louis Portugais en 1961, Percé on the Rocks et Solange dans nos campagnes, film qui parodie le cinéma direct et dans lequel Carle expérimente la direction d'acteurs pour la première fois, en 1964.

En 1965, avec la complicité du producteur Jacques Bobet, Gilles Carle détourne un projet de documentaire sur le déneigement à Montréal et réalise une fiction : La Vie heureuse de Léopold Z., avec Guy L'Écuyer dans le rôle-titre. Ce premier long métrage du cinéaste est lancé à l'occasion du 6e Festival international de Montréal et remporte le grand prix du Festival du cinéma canadien. Cette comédie sociale mettant en scène le personnage truculent de Léopold Z. trace un portrait de la société canadienne-française des années 1960. Face à l'impossibilité de pouvoir réaliser d'autres films de fiction, Carle quitte l'ONF en 1966.

Gilles Carle : parcours d'un cinéaste

• Les professeurs de Gilles Carle aux Beaux-Arts jugent qu'il est doué. Ce dernier remporte d'ailleurs plusieurs prix au cours de ses études. En 1946-1947, il obtient un 2e prix en dessin et le Prix du directeur. En 1949-1950, il se distingue lors de l'exposition annuelle par un portrait intitulé Liseuse, dont la photo paraît dans La Presse du 6 juin 1950.

• Pendant les années 1950, Carle pratique la contrebande de cigarettes, fait de la figuration pour l'effeuilleuse Lili Saint-Cyr au Gayety et pour les ballets de Maurice Morenoff au Monument-National. Il est aussi critique au Devoir et pour divers magazines sous plusieurs pseudonymes, dont celui de Jean-Marc Rigaud. Il participe à la création des revues L'Écran et Liberté en 1959.

• Guy L'Écuyer qui incarne Léopold Z. se blesse au cours du tournage dans un accident de voiture. Il en gardera une démarche claudicante qui ne l'empêche pas de tourner dans de nombreux films par la suite, interprétant des personnages de perdants à la fois comiques et émouvants, enjoués et dérisoires, notamment dans les films d'André Forcier (L'Eau chaude l'eau frette, Au clair de la lune).

• Le tournage du film La Vie heureuse de Léopold Z, dont le titre premier est Minuit, Chrétiens, présente d'autres problèmes puisqu'au cours de l'hiver 1964, il tombe peu de neige. Carle utilise donc un subterfuge, effectuant une surimpression de flocons afin de recréer le dynamisme de la tempête.

Gilles Carle : parcours d'un cinéaste

Média : Télévision

Émission : Gros plan

Date de diffusion : 17 juin 1970

Invité(s) : Gilles Carle

Ressource(s) : Wilfrid Lemoine

Durée : 26 min 50 s

Dernière modification :
12 août 2004


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