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Accueil · Arts et culture · Cinéma · Vancouver, nouvel Hollywood?

Vancouver, nouvel Hollywood?

Date de diffusion : 10 juillet 1999

Troisième centre de production en importance au Canada, Vancouver est très prisé des producteurs canadiens et particulièrement américains. Tirant partie de cet engouement, la ville s'est dotée d'infrastructures pour accueillir ces nouveaux visiteurs. Toute une industrie cinématographique, fondée sur les tournages étrangers, s'est développée dans les années 1980, ce qui est assez récent, comparativement à Montréal où l'on tourne depuis 1947. Philip Borso (The Grey Fox) ou encore Sandy Wilson (My American Cousin, Boyfriend) et bien d'autres participent à cette vitalité du cinéma à Vancouver.

Force est de constater que ce sont surtout nos voisins américains qui profitent des coûts de production avantageux de la ville canadienne. Politique incitative, production à moindre frais, dans un environnement aux paysages variés, où la langue n'est pas un obstacle, alors que chez eux aucune politique fédérale d'aide au cinéma n'existe. En 1999, les producteurs américains ont dépensé 800 millions de dollars à Vancouver, 400 millions à Toronto et 200 millions à Montréal.

Toronto n'est pas en reste. Elle est un vivier de créateurs. C'est dans la capitale ontarienne qu'Atom Egoyan a réalisé ses premiers films, comme David Cronenberg, avant qu'il ne travaille pour Hollywood et ne s'impose sur la scène internationale. Quant aux Prairies, elles voient éclore de jeunes cinéastes comme Anne Wheeler (Loyalties, 1986, Bye Bye Blues, 1989) ou encore Guy Maddin, connu à l'étranger, (Tales of Gimli Hospital, 1988, et Careful, 1992). Sur la côte est, Bill McGillivray et Mike Jones à Terre-Neuve font aussi partie de ces cinéastes.

Vancouver, nouvel Hollywood?

• Entre 1997 et 2000, 107 longs métrages de fiction sont réalisés au Québec. Selon la Politique québécoise du cinéma et de la production audiovisuelle déposée en 2003, le budget moyen d'un film pour cette période est estimé à 5,4 millions de dollars. Le financement provenant des partenaires étrangers (29,3 %) suivi du financement public (28,7 %) représentent près des deux tiers de la structure financière d'un long métrage sur ces trois années. La part du financement privé est presque équivalente aux ressources allouées par l'État.

• En 2002, les films canadiens représentent 1,1 % de l'ensemble des films projetés dans les salles de cinéma canadiennes, alors que les films américains occupent 92 % des écrans. Au Québec, les films américains en occupent 74 %. Aux États-Unis, avec 1,57 milliard de spectateurs par an, la part de marché des films américains est de 92,5 % en 2002. La même année, la part de marché des films français sur les écrans en France est de 41 %.

Vancouver, nouvel Hollywood?

Média : Radio

Émission : Les Affaires et la Vie

Date de diffusion : 10 juillet 1999

Invité(s) : Jack Degovia, John Giuliani, André Lafond

Ressource(s) : Denise Faille

Durée : 12 min 50 s

Dernière modification :
31 octobre 2006


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