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Téléfilm Canada face aux critiques

Date de diffusion : 29 novembre 1987

Dans la seconde moitié des années 1980, le cinéma connaît un regain de vitalité. Le Déclin de l'empire américain du Québécois Denys Arcand (1986), considéré comme un film à petit budget avec deux millions de dollars, fait un tabac au pays et à l'étranger.

En 1984, la SDICC cède la place à Téléfilm Canada, dont le mandat est élargi à la production télévisuelle. Mais, accusé de gestion douteuse, il est montré du doigt par les cinéastes, qui lui reprochent de céder à une certaine facilité en encourageant un cinéma commercial au détriment des films d'auteurs.

Téléfilm Canada soutient les producteurs et les distributeurs de films canadiens. En 1986, un fonds de financement des longs métrages canadiens est mis sur pied. L'organisme intervient au niveau du développement des projets, finance les frais de scénarisation et de préproduction, tels que la distribution artistique, la préparation du budget, le repérage, etc. En 1988, Téléfilm Canada encourage la distribution des films canadiens sur les marchés étrangers en facilitant leur exportation et leur présence lors de festivals internationaux.

Au milieu des années 1980, l'ONF se restructure, sur l'initiative du ministre des Communications Francis Fox. La distribution et la mise en marché des films canadiens assurées par l'ONF sont transférées à Téléfilm Canada. L'ONF se déleste aussi d'une partie de son personnel permanent et sous-traite une part de ses activités au secteur privé. C'est le cas de la production des films commandités par le gouvernement, qui représentaient un quart des productions de l'ONF. Certains longs métrages sont adaptés pour la diffusion télévisuelle, comme Les Plouffe de Gilles Carle en 1981 ou encore Bonheur d'occasion de Claude Fournier en 1983.

D'un côté, la croissance rapide de l'industrie engendre un accroissement des coûts de production et, de l'autre côté, la réduction des subventions gouvernementales allouées à Téléfilm Canada contraignent les cinéastes à rechercher d'autres sources de financement ou à revoir la structure budgétaire de leurs films. Mais petit budget n'est pas synonyme de piètre qualité, comme en témoignent les films de Atom Egoyan, réalisateur canadien d'origine arménienne, dont le premier long métrage, Next of Kin, est réalisé en 1984.

Téléfilm Canada face aux critiques

• Téléfilm Canada peut investir à hauteur de 40 à 50% du coût total de la production d'unfilm à condition qu'un distributeur assure sa diffusion. Entre 1984 et 1991, sur les 132 longs métrages financés par Téléfilm Canada, dix ont eu des recettes dépassant un million de dollars.

• Fin 1989, Téléfilm Canada est la seconde institution culturelle au Canada avec un budget de 146 millions de dollars

• En 1986, la ministre fédérale des Communications Flora McDonald dépose un projet de loi afin d'assurer la distribution d'un nombre minimal de films canadiens sur les écrans. Le projet se heurte aux puissants lobbies de l'industrie du cinéma américain et au président de la Motion Picture Association of Canada, Jack Valenti, qui craint une détérioration des relations commerciales avec nos voisins du Sud. Finalement, le projet de loi est suspendu.

• Après Family Viewing (1987), son second film – huit fois candidat aux Génies –, le canadien Atom Egoyan devient un réalisateur incontournable de sa génération. Son dernier film Ararat (2002), dont le thème concerne le génocide arménien, est présenté au Festival de Cannes, en France.

Téléfilm Canada face aux critiques

Média : Radio

Émission : Présent dimanche

Date de diffusion : 29 novembre 1987

Invité(s) : Francine Foret, Iolande Rossignol, Jean Sirois, Connie Tadros

Ressource(s) : Michel Cormier

Durée : 9 min 42 s

Dernière modification :
30 mai 2006


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