Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Arts et culture · Cinéma · La production: nerf de la crise

La production: nerf de la crise

Date de diffusion : 13 mars 1979

Parallèlement à ce ralentissement de la production, les coûts de production croissent et le taux de chômage des artisans et cinéastes est en hausse. La politique instaurée favorise le cinéma commercial plutôt que le cinéma culturel, les producteurs plutôt que les réalisateurs. La question du financement du cinéma est plus que jamais d'actualité, comme l'illustre la discussion des cinéastes réunis à l'émission Télémag de Radio-Canada.

La crise que traverse l'industrie cinématographique concerne davantage la production, et plus particulièrement les ressources financières qui lui sont allouées, que le talent ou la créativité de ses artisans. Au Québec, le ralentissement de la production entraîne la fermeture de sociétés indépendantes à la structure fragile, et les scénaristes et metteurs en scène de langue française éprouvent des difficultés à monter leurs projets dans leur langue.

Le Québec pâtit aussi de la taille de son marché. Îlot francophone d'à peine plus de six millions de personnes à la fin des années 1970, sur un continent de 250 millions d'habitants, le marché québécois est restreint. Sa taille est insuffisante pour rentabiliser un long métrage. L'État encourage les coproductions avec l'étranger, surtout avec l'Europe, pour financer les films et élargir les zones de distribution des longs métrages. L'ONF s'allie au secteur privé afin de partager les coûts de production. Cette politique d'aide facilite la coproduction de 74 projets en trois ans.

La production: nerf de la crise

• Au début des années 1980, les longs métrages canadiens représentent un peu moins de 3% des films distribués dans les salles de cinéma au pays. Le principal réseau d'exploitation au Canada et au Québec est américain: Famous Players. Il possède 54 salles au Québec, principalement dans la région de Montréal.

• Le marché de la distribution est contrôlé par les Américains, les décisions concernant la distribution au Québec sont prises à Los Angeles ou à New York. En 1981, le Bureau de surveillance du cinéma recense 82 salles parallèles au Québec.

• En 1983, la nouvelle loi sur le cinéma entraîne la création de la Société générale du cinéma québécois (SGCQ). L'IQC n'a plus qu'une mission de recherche et de conseil. En 1988, le gouvernement du Québec crée un nouvel organisme, la Société générale des industries culturelles, qui consacre une partie de ses activités au Cinéma. Elle absorbe la SGCQ puis l'IQC.

• Sous le gouvernement libéral, la loi est de nouveau remaniée et la Société générale des industries culturelles (SOGIC) est supplantée en 1994 par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

La production: nerf de la crise

Média : Télévision

Émission : Télémag

Date de diffusion : 13 mars 1979

Invité(s) : Denis Héroux, Jean-Claude Lord, Michel Vennat

Ressource(s) : Patrice Julien

Durée : 8 min 15 s

Dernière modification :
12 octobre 2004


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Le combat pour une école laïque n'est pas terminé
Télévision
18 min 25 s
Malgré le transfert des pouvoirs de l'Église à l'État, le système d'éducation demeure confessionnel, ce qui suscite toujours le débat.
Il Piccolo Canadese
Télévision
7 min 14 s
Le nom de Villeneuve devient célèbre. Il est désormais le Canadien le plus connu dans le monde.