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Aider à produire des films

Date de diffusion : 18 mai 1975

Jusqu'au milieu des années 1970, l'État est le principal producteur de films au pays, par l'entremise de l'ONF, de l'Office du film québécois, de la Société Radio-Canada et de la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne (SDICC). Cette dernière, créée en 1967, a pour mandat « de favoriser et d'encourager le développement d'une industrie du long métrage au Canada ». En 1975, tandis que le Québec se dote d'une nouvelle loi sur le cinéma, Gratien Gélinas et Michael Spencer de la SDICC expliquent le fonctionnement de l'organisme.

Distincte de l'ONF et de l'Office du film du Québec, qui peuvent mettre sur pied des projets, la SDICC oscille entre un conseil des arts et une société de développement industriel. Dépourvue de pouvoir d'initiative, la SDICC reçoit les projets des producteurs privés et décide d'accorder ou non son soutien financier, sous certaines conditions. Elle octroie des prêts, accorde des subventions, réalise des investissements avec participation aux bénéfices. Elle joue aussi un rôle d'assistance auprès des cinéastes. Mais, comme le déplorent les cinéastes, elle favorise surtout un cinéma commercial, susceptible d'être exporté à l'étranger.

En 1974, le ministre fédéral des Finances John Turner met en place un programme d'aide fiscale permettant aux investisseurs d'amortir la totalité des fonds alloués à la production d'un film. Ce système d'abri fiscal est assorti de conditions relatives à la «canadianité» du projet présenté. Les conséquences sur la quantité, mais aussi sur les coûts des productions cinématographiques, sont significatives. En 1979, 87 longs métrages voient le jour. Néanmoins, ce sont surtout les films anglophones qui profitent de ce tax shelter, en raison du potentiel commercial plus élevé des films tournés en anglais.

À ses débuts, la SDICC aide les cinéastes peu expérimentés. Les projets soutenus se révèlent souvent des échecs commerciaux et artistiques. Entre 1975 et 1978, la part des investissements de la SDICC consentis à la production francophone représente 40% de son budget. Entre 1979 et 1981, cette part ne représente que 20%.

Aider à produire des films

• La SDICC joue un rôle prépondérant dans la mise sur pied d'une industrie canadienne du cinéma et dans le développement du long métrage au Québec. De 1968 à 1981, sur les 179 films aidés par l'organisme, 76 films sont produits au Québec, soit un peu plus de 42% des films.

• Cette production atteint son paroxysme en 1975 et coïncide avec l'entrée en vigueur de la Loi sur le cinéma. Remaniée en 1984, la SDICC change d'appellation pour Téléfilm Canada et s'oriente davantage, comme son nom l'indique, vers la production télévisée.

• Dans le même esprit que la SDICC, le Québec crée l'Institut québécois du cinéma (IQC), principal instrument de la politique provinciale, mis en place par la Loi sur le cinéma du 19 juin 1975. Mais, à la différence de l'organisme fédéral, l'IQC encourage les courts et moyens métrages ainsi que les films d'animation. Doté initialement d'un budget de quatre millions de dollars, l'IQC voit ses ressources financières gelées, ses charges et responsabilités augmentées, et ses critères d'admissibilité aux programmes d'aide resserrés.

• À côté des coproductions internationales, influencées par le cinéma américain, certains films font figure d'exception, comme The Apprenticeship of Duddy Kravitz, réalisé en 1974 par Ted Kotcheff, d'après le texte de Mordecai Richler écrit en 1959, ou Lies My Father Told Me, réalisé en 1975 par Jan Kadar.

Aider à produire des films

Média : Télévision

Émission : Ciné club magazine

Date de diffusion : 18 mai 1975

Invité(s) : Michel Brault, Gratien Gélinas, Jean-Claude Labrecque, Jean-Claude Lord, Gilles Richer, Michael Spencer

Ressource(s) : André Vigeant

Durée : 12 min 30 s

Dernière modification :
26 septembre 2007


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