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Un cinéma canadien?

Date de diffusion : 30 décembre 1969

La décennie 1970 est marquée par une profusion de films commerciaux. Comédies, films à suspense et films érotiques se taillent la part du lion dans ce marché dont la distribution est contrôlée, depuis des décennies, par les puissantes majors américaines. Parallèlement, le gouvernement Trudeau instaure une politique d'austérité, et le budget de l'ONF est amputé. Le cinéma québécois commence à s'essouffler. En décembre 1969, une table ronde réunit les cinéastes Denis Héroux, Gilles Carle, Pierre Patry et Paul Langlais.

Pour encourager la création d'une industrie canadienne indépendante du long métrage et le financement d'une production nationale, le gouvernement crée la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne (SDICC). Instituée en 1967, elle devient une source de financement supplémentaire. La production de films, à gros budgets pour la plupart, monte en flèche, au détriment d'un cinéma culturel aux moyens financiers plus réduits. À la fin de l'année 1968, la production canadienne est de 20 longs métrages, alors qu'elle était de 4 à 5 films en moyenne entre 1960 et 1967.

Au Québec, le financement des longs métrages est plus difficile qu'au Canada anglais à cause de l'étroitesse du marché québécois et de la mainmise américaine sur le réseau de distribution des films. Si la production est en grande partie commerciale, certains films sont plus personnels tels La Vraie Nature de Bernadette, de Gilles Carle, en 1972, Mon oncle Antoine, de Claude Jutra, en 1971 ou encore Réjeanne Padovani en 1973 et Gina en 1975, de Denys Arcand.

Un cinéma canadien?

• Après l'engouement pour le cinéma direct, le cinéma des années 1960 est marqué par un nouveau genre : le cinéma érotique. Denis Héroux ouvre le bal au Québec avec Valérie (1969), qui attire de nombreux spectateurs en salle. Sur le même thème, Deux Femmes en or (1970), de Claude Fournier, rejoint près de deux millions de spectateurs et recueille plus de deux millions de dollars de recette. Ce succès commercial est exceptionnel pour un film québécois.

• À cette époque, la production féminine émerge à l'ONF. Un groupe de femmes cinéastes fait ses débuts, telles Paule Baillargeon, Micheline Lanctôt, Louise Carré, Mireille Dansereau, Léa Pool ou encore Anne-Claire Poirier, qui réalise en 1968 le premier long métrage tourné par une femme De mère en fille.

• Le logo de l'ONF, « l'homme qui voit », est conçu par Georges Beaupré en 1968, pour le trentenaire de l'organisme public.

• Deux ans plus tôt, un incendie ravage l'entrepôt de l'ONF situé à Kirkland, en banlieue ouest de Montréal. Plus de 60 000 boîtes de films sont calcinées.

Un cinéma canadien?

Média : Radio

Émission : Présent

Date de diffusion : 30 décembre 1969

Invité(s) : Paul Langlais

Ressource(s) : France Demers, Nicole Godin

Durée : 12 min 34 s

Dernière modification :
18 juin 2008


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