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Films cherchent industrie

Date de diffusion : 11 février 1965

Au milieu des années 1960, artisans et cinéastes vivent difficilement des revenus du cinéma. Sauf de rares exceptions, ils vivotent. Le talent et le dévouement des créateurs semblent insuffisants. Contraints par une certaine précarité, certains se résignent à changer de métier, d'autres à travailler pour la télévision. Le milieu du cinéma souhaite une politique gouvernementale pour soutenir son industrie. Les cinéastes Guy Côté et Raymond-Marie Léger partagent leur vision sur l'avenir de la production cinématographique.

Face à la carence du gouvernement, des cinéastes s'organisent et tentent de relancer l'industrie. En 1963, Pierre Patry, ancien de l'ONF, Roger Blais et Jean-Claude Lord, désireux de produire leurs films malgré les difficultés économiques persistantes dans le milieu de la production, créent une coopérative : Coopératio. L'idée consiste, pour tous les membres, à partager les coûts de production. En retour de cette mise en commun, chacun reçoit un pourcentage des profits réalisés. Trouble-fête est le premier film produit par Coopératio l'année suivante.

L'absence de structure d'aide à la production cinématographique rend difficile la distribution d'un film canadien au Canada, tant le cinéma étranger, plus particulièrement américain, est omniprésent dans les salles. En outre, la production de l'ONF s'oriente davantage vers le documentaire, au détriment du long métrage. Néanmoins, l'organisme produit des films de qualité, tels que Drylanders/Un autre pays, en 1963, et Nobody Waved Good-bye/Départ sans adieu en 1964. Ce dernier, réalisé par Don Owen, connaît un grand succès aux États-Unis, mais le Canada lui réserve un accueil plutôt mitigé.

Films cherchent industrie

• Au Lac-Saint-Jean, une structure identique à celle de Coopératio voit le jour Ciné-Sag. Seul un film est produit par la coopérative, avec un budget de 20 000 $ : Carnaval en chute libre, réalisé par Guy Bouchard en 1965, tourné à Chicoutimi.

• En 1960, les films américains distribués au Canada occupent 80% des écrans. Au Québec on dénombre 380 salles de cinéma, alors qu'on en comptait 148 en 1930. À Montréal, sur 64 cinémas, seulement six appartiennent à des francophones.

• L'Office du film du Québec (OFQ), créé en 1941 sous le nom de Service ciné-photographie, produit son premier film en 1964. Il s'agit d'une adaptation du Misanthrope de Molière. Jusqu'au milieu des années 1960, l'OFQ se limite à distribuer au Québec les films produits aux États-Unis et en France, ou les productions de l'ONF. Parmi les cinéastes québécois des années 1960, on remarque André Lamothe, Anne-Claire Poirier, Denys Arcand ou encore Jacques Godbout.

• La Nouvelle Vague, en France, déferle sur le cinéma canadien. Elle se caractérise par des films plus personnels, plus intimistes, réalisés avec des budgets plus restreints. Beaucoup de ces films proviennent du milieu universitaire, vivier de création, comme le controversé The Bitter Ash de Larry Kent, étudiant de Colombie-Britannique.

Films cherchent industrie

Média : Radio

Émission : Partage de la science

Date de diffusion : 11 février 1965

Invité(s) : Guy Côté, Raymond-Marie Martel

Ressource(s) : Guy Lamarche, Réginald Martel

Durée : 4 min 47 s

Dernière modification :
4 avril 2005


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