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Accueil · Arts et culture · Cinéma · Gilles Carle, chevalier de la Légion d'honneur

Gilles Carle, chevalier de la Légion d'honneur

Date de diffusion : 2 février 1995

En 1995, alors qu'il s'apprête à être nommé chevalier de la Légion d'honneur, Gilles Carle s'entretient avec Françoise Guénette. S'il est sensible à cette récompense, le cinéaste affirme en être redevable à beaucoup de monde, notamment aux femmes de sa vie, qu'il refuse de décrire comme ses « muses ». Pour Carle, cette image est réductrice et passive. Il explique qu'il ne se contente pas de s'inspirer des femmes de sa vie, il se plonge entièrement dans leur univers qu'il cherche à comprendre. Leur contribution à son œuvre est majeure, estime le cinéaste : « ce sont elles qui m'ont donné de nouveaux films à faire ».

De nombreux films de Gilles Carle se construisent autour de personnages féminins, souvent incarnés par les femmes de sa vie. Le cinéaste est en outre réputé pour avoir principalement travaillé avec des acteurs non professionnels, au talent naturel et instinctif, comme les frères Pilon, Willie Lamothe ou Carole Laure. Carle explique à cet égard que « les seuls acteurs qui m'intéressent sont ceux qui font vrai ». Il ajoute qu'il doit y avoir une sorte de relation amoureuse, une amitié intense avec un acteur, que ce soit un homme ou une femme, sans quoi un réalisateur ne peut pas tirer le meilleur du jeu d'un comédien. Être acteur, pour Gilles Carle, c'est aussi « avoir le don d'imaginer la vie ».

Gilles Carle, chevalier de la Légion d'honneur

• Carle revient au documentaire dans les années 1980 en réalisant plusieurs films produits par l'ONF : Jouer sa vie, sur le monde des échecs, puis Ô Picasso et Vive Québec! En 1989, pour le 50e anniversaire de l'ONF, Carle réalise un court métrage qui retrace l'histoire de l'institution, couronné de la Palme d'or du court métrage au Festival de Cannes de la même année. C'est la septième fois que le réalisateur est présent sur la Croisette.

• Passionné d'échecs, François Mitterrand, alors président de la République française, envoie un télégramme de félicitations signé de sa main à Gilles Carle en témoignage d'appréciation pour son documentaire Jouer sa vie.

• En 1990, Gilles Carle est le lauréat du prix Albert-Tessier, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec dans le domaine du cinéma. Il reçoit le Prix du gouverneur général pour les arts de la scène en 1997 et l'Ordre du Canada en 2000-2001.

• Le cinéaste est honoré en 2001 lors de la cérémonie des Jutra, alors qu'il reçoit le Jutra-Hommage décerné à une personnalité ayant marqué la cinématographie québécoise.

• De janvier à septembre 2004, le Musée de la civilisation de Québec présente une exposition hommage consacrée à l'artiste intitulée : Gilles Carle, un cinéaste de premier plan. L'exposition propose une sélection de dix-huit tableaux réalisés par le cinéaste, de même que des photographies, des archives personnelles, des extraits de films.

Gilles Carle, chevalier de la Légion d'honneur

Média : Télévision

Émission : Les Temps modernes

Date de diffusion : 2 février 1995

Invité(s) : Gilles Carle

Ressource(s) : Françoise Guénette

Durée : 10 min 50 s

Dernière modification :
1er décembre 2009


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