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Le cinéaste des Plouffe

Date de diffusion : 18 avril 1981

En 1981, Les Plouffe de Gilles Carle sort sur les écrans. Scénarisé conjointement par le réalisateur et le romancier Roger Lemelin, le film est produit avec un budget alors jamais vu : près de cinq millions de dollars. Avec cette superproduction, Gilles Carle vise à « sortir les Plouffe de la cuisine ». Il a donc recours à des milliers de figurants afin de filmer les mouvements de foule lors de scènes telles la procession contre la conscription de 1939 dans les rues de Québec. Dans cet entretien avec Denise Bombardier, le cinéaste explique qu'il a accepté de tourner Les Plouffe parce que cette histoire se modèle exactement sur la vie. Il a voulu restituer le souffle de révolte du roman, évacué selon lui dans le téléroman des années 1950.

Le cinéma québécois du début des années 1980 est marqué par des superproductions qui puisent dans l'univers romanesque. Ces films sont transformés en téléséries pour le petit écran. La formule adoptée par Denis Héroux pour Les Plouffe de Gilles Carle est reprise avec Bonheur d'occasion que tourne Claude Fournier, Le Matou de Jean Beaudin, puis Maria Chapdelaine et Le Crime d'Ovide Plouffe réalisés par Gilles Carle. Ce dernier film est tiré du roman écrit par Lemelin en 1982 en guise de suite des Plouffe. Les deux derniers épisodes, sur un total de six, sont réalisés par Denys Arcand.

Le critique et professeur de cinéma Yves Lever écrit à propos de l'adaptation du roman par Gilles Carle : « Les Plouffe, c'est le plaisir de revoir un album de famille un peu défraîchi, un peu vieillot, mais dont il se dégage beaucoup de chaleur par le rappel de bons comme de mauvais souvenirs. Le film plaît parce que Gilles Carle a su reconstituer tout cela dans un esprit de fête qui tient à la fois des retrouvailles familiales lors de veillées des morts, d'une amicale de vétérans de l'avant-dernière guerre, du conventum d'anciens étudiants de tel collège, des conversations de tavernes la journée de la paye! »

Le cinéaste des Plouffe

• Sur la lancée des Plouffe, Gilles Carle réalise Maria Chapdelaine (1983), transposition au cinéma du roman de Louis Hémon. Il s'agit de la troisième adaptation du livre au grand écran, les deux précédentes ayant été réalisées par les Français Julien Duvivier en 1934 et Marc Allégret en 1950.

• Le classique de Louis Hémon était le livre de chevet dans la famille Carle. Gilles Carle raconte qu'enfant, il se prenait pour François Paradis. Il mimait la fin tragique du héros, mourant d'amour pour Maria, son frère Guy retrouvant son corps gelé dans la neige.

• En 1997, Gilles Carle réalise une télésérie de treize épisodes sur l'histoire populaire du Québec avec l'historien Jacques Lacoursière, diffusée sur les ondes de Télé-Québec. La série Épopée en Amérique récolte un succès considérable et remporte trois prix Gémeaux.

• Au cours des années 1970, pendant sept ans, Gilles Carle tourne une série de publicités pour la brasserie Labatt avec Olivier Guimond, dont le slogan « Lui, y connaît ça » deviendra légendaire. Il travaille également pour des agences américaines et réalise une campagne publicitaire à Radio-Canada intitulée « Regardez bien, regardez Radio-Canada ».

Le cinéaste des Plouffe

Média : Télévision

Émission : Noir sur blanc (télévision)

Date de diffusion : 18 avril 1981

Invité(s) : Gilles Carle

Ressource(s) : Denise Bombardier

Durée : 16 min 55 s

Dernière modification :
12 août 2004


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