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L'enfance du cow-boy

Date de diffusion : 24 novembre 1964

Gilles Carle naît le 31 juillet 1929 à Maniwaki. Son père possède une petite entreprise qui comprend une laiterie et une beurrerie. Mais la Crise éclate et la famille, ruinée, est forcée de s'exiler afin de repartir à neuf. Les Carle s'installent donc à Rouyn, ville-frontière de l'Abitibi. À l'époque, « l'Abitibi était une sorte de condamnation », raconte Gilles Carle.

La ville devient le théâtre de ses jeux d'enfant, qu'il évoque dans cette entrevue accordée en 1964. Avec ses trois frères, il crée une confrérie qu'ils baptisent Les Chevaliers des bois, donnant des noms secrets aux rues de la ville, organisant des rites d'initiation et cachant un trésor dans les galeries d'une mine abandonnée.

Le premier contact de Gilles Carle avec le cinéma a lieu dans le sous-sol de l'église Saint-Michel de Rouyn. Il assiste alors à son premier film : Rin Tin Tin. Il est fasciné par l'aspect mythique des héros de cinéma, mais aussi par la technique cinématographique. Il cherche à comprendre les truquages et les effets spéciaux. Par exemple : pourquoi les roues des diligences tournent-elles à l'envers dans les films de cow-boys? Un curé cinéaste lui explique le problème technique dont la clé est : stroboscopie. Ainsi, raconte-t-il, « quand je suis arrivé à Montréal, j'avais le mot stroboscopie en poche ».

L'enfance du cow-boy

• Ville minière, Rouyn accueille de nombreux immigrants d'origines diverses. L'enfance de Gilles Carle est donc marquée par cet environnement multiethnique. Près de chez lui se trouve un cimetière chinois où les enfants pillent les offrandes, des fruits gelés l'hiver, pour s'en faire des rondelles de hockey. Dans plusieurs de ses films, le cinéaste utilise des fruits qui symbolisent la mort.

• Une des activités favorites des enfants Carle consiste à accueillir les prostituées à leur sortie de l'avion (ces dernières venaient « récolter la paie des mineurs ») et les conduire jusqu'au bordel de Rouyn, le Nickel Ranch. Celles-ci récompensaient les garçons qui portaient leurs valises en leur donnant du chocolat.

• Le cinéaste raconte cet épisode et plusieurs autres souvenirs d'enfance dans l'ouvrage La Nature d'un cinéaste, édité chez Liber en 1999. Carle y publie aussi ses poèmes, une pièce de théâtre intitulée Le Gland et des articles parus dans divers journaux au début des années 1960.

• Le paysage rude de l'Abitibi marque l'imaginaire du futur cinéaste. Gilles Carle évoque la mine Noranda où les déchets acides créaient des lacs de couleur rouille « d'une beauté extraordinaire ». Ces paysages de fin du monde l'inspirent davantage que la nature « proprette ».

• Carle travaille quelques mois à la mine Noranda à l'âge de 15 ans pour gagner l'argent qui lui permet de se rendre étudier à Montréal. Il sera également laitier, aide-camionneur, bûcheron.

L'enfance du cow-boy

Média : Radio

Émission : Est-ce ainsi que les hommes vivent?

Date de diffusion : 24 novembre 1964

Invité(s) : Gilles Carle

Ressource(s) : Lizette Gervais

Durée : 10 min 17 s

Dernière modification :
30 novembre 2010


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