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Un cinéma sans public

Date de diffusion : 13 août 1978

Dans cet entretien avec Denise Bombardier, Claude Jutra aborde le problème du financement du cinéma québécois. Selon lui, les réalisateurs québécois ne font pas les films qu'ils voudraient faire.

Et il n'a pas tort. Le Rapport annuel 1975-1976 de la Société de développement de l'industrie cinématographique note : « Le cinéma québécois qui s'est développé continuellement depuis 1968 jusqu'à l'année 1974-1975 – 14 longs métrages avaient vu le jour – semble avoir perdu son audience auprès du public. »

Après le succès tant commercial que d'estime qu'a obtenu Mon oncle Antoine, Jutra trouve du financement pour un nouveau projet : Kamouraska, film à grand déploiement tiré du roman d'Anne Hébert, sort en 1973. Geneviève Bujold, la seule comédienne québécoise de renommée mondiale, y tient le rôle principal. Le budget de Kamouraska est le plus important qu'ait connu l'industrie du cinéma au Québec de l'époque. Les images sont captées par Michel Brault. Tous les éléments sont réunis pour faire de cette production une réussite commerciale. Et pourtant, c'est l'échec. La critique démolit le travail de Jutra, le public boude le film.

Deux ans après l'échec de Kamouraska, Claude Jutra se lance dans un genre tout à fait différent. Pour le meilleur et pour le pire est un film étrange, une fable surréaliste racontant une journée dans la vie d'un couple, interprété par Claude Jutra et Monique Miller, qui se déchire.

Pour le meilleur et pour le pire était-il d'une facture si nouvelle que ni les critiques ni le public n'ont pu suivre? Le film tient l'affiche à peine quelques semaines.

Un cinéma sans public

• Selon une enquête publiée en janvier 1973 par le magazine spécialisé Variety, six films américains distribués au Canada ont rapporté 13,5 millions de dollars canadiens en 1972. À eux seuls, The God Father et Love Story ont engrangé respectivement 4,1 et 3,8 millions.

• En 1974, le Canada devient le premier consommateur de films américains dans le monde. Il contribue pour 10 % des sommes recueillies à l'extérieur des États-Unis.

• Depuis les années 1960, les réalisateurs de films québécois réclament du gouvernement québécois une loi-cadre sur le cinéma. Le 22 novembre 1974, un important groupe de l'Association des réalisateurs de films du Québec, dont Claude Jutra, Gilles Carle, Michel Brault et Jean-Pierre Perreault, occupe le Bureau de surveillance du cinéma. Les occupants seront expulsés par les forces de l'ordre le 2 décembre.

Un cinéma sans public

Média : Télévision

Émission : Hebdo dimanche

Date de diffusion : 13 août 1978

Invité(s) : Claude Jutra

Ressource(s) : Denise Bombardier, Jean Ducharme

Durée : 26 min 37 s

Dernière modification :
8 juillet 2003


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