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Un cinéaste à Paris

Date de diffusion : 14 novembre 1960

Lorsqu'il est interviewé à Paris par Gilles Sainte-Marie, en 1960, Claude Jutra est déjà un cinéaste établi au Québec. Sa filmographie comprend, entre autres, Le dément du lac Jean-Jeunes, un film amateur, Mouvement perpétuel, qu'il réalise en collaboration avec Michel Brault, ainsi que A Chairy Tale (en collaboration avec Norman McLaren) et Les mains nettes, ces quatre derniers films produits par l'Office national du film du Canada (ONF).

Comme il aime le raconter, Claude Jutra découvre le cinéma à l'âge de 8 ans lorsque sa tante Marcelle Gauvreau – une des premières femmes scientifiques au Québec et collaboratrice du frère Marie-Victorin – l'amène chez des amis qui projettent un film sur un mur. Le jeune Claude est immédiatement captivé par l'image en mouvement. Dès cet instant son avenir est scellé : il fera des films.

Pour faire plaisir à ses parents, il complète des études de médecine, mais ne pratiquera jamais. À 18 ans, il réalise sa toute première œuvre, Le dément du lac Jean-Jeunes.

Entré à l'ONF en 1956 comme pigiste, il tourne des documentaires dans la plus pure tradition de l'institution : Chantons maintenant (1956), consacré à la chanson canadienne-française; Jeunesses musicales (1956) qui raconte en images l'histoire des Jeunesses musicales du Canada; Félix Leclerc troubadour (1959); Fred Barry comédien (1959); La lutte (1961), un regard sur ce sport réalisé avec Michel Brault, Marcel Carrière et Claude Fournier; et Le Niger jeune république (1961), un film inspiré des méthodes du documentariste français Jean Rouch.

Un cinéaste à Paris

• La famille Jutras fait partie de la bourgeoisie montréalaise. Né le 11 mars 1930, Claude est l'aîné des trois enfants. Son père, Albert, a été directeur du Collège des médecins et radiologiste en chef de l'Hôtel-Dieu de Montréal. Les Jutras baignent dans une oasis culturelle, fréquentant acteurs, peintres, musiciens et sculpteurs.

• Vers 1956, Claude Jutra abandonne le « s » à la fin de son nom. Certains – dont l'auteur Daniel Carrière dans Claude Jutra, publié en 1993 aux éditions Lidec – avancent que c'est à cause de la prononciation des Français (Jutrace) et des Américains (Djoutrawss), d'autres disent que le cinéaste lui-même disait : « Il n'y a qu'un Claude Jutra ».

• Le 2 mai 1939, la Chambre des communes adopte le National Film Act, qui crée l'Office national du film. Parmi les réalisateurs qui ont marqué l'histoire de l'ONF, il faut compter Norman McLaren, dont les films d'animation ont révolutionné le genre. C'est d'ailleurs lui qui met sur pied la section animation de l'institution.

• En 1957, McLaren et Jutra coréalisent Il était une chaise (A Chairy Tale en anglais), qui illustre la révolte de la matière et met en scène Claude Jutra et… une chaise.

Un cinéaste à Paris

Média : Télévision

Émission : Reportage (télévision)

Date de diffusion : 14 novembre 1960

Invité(s) : Claude Jutra

Ressource(s) : Gilles Sainte-Marie

Durée : 3 min

Dernière modification :
8 mars 2008


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