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Accueil · Arts et culture · Cinéma · Qui a peur du cinéma en Ontario?

Qui a peur du cinéma en Ontario?

Date de diffusion : 25 juillet 1986

En septembre 1986, la Commission de contrôle cinématographique demande à la direction du Festival des films de Toronto de couper certaines scènes des films Working Girls, un film de la réalisatrice Lizzie Borden relatant la vie quotidienne de prostituées, et Le Diable au corps, film italien réalisé par Marco Bellochio et mettant en vedette Maruschka Detmers.

En Ontario, c'est la Commission de contrôle cinématographique qui est responsable du classement des films et vidéos, fournissant aux membres du public les renseignements nécessaires « pour leur permettre de faire des choix éclairés pour eux-mêmes et pour leurs enfants ».

Tout film ou vidéo doit passer entre les mains de la Commission avant de pouvoir être visionné. L'organisme gouvernemental étudie et classe les œuvres cinématographiques, ainsi que le matériel publicitaire de ceux-ci.

Au cours des années 1980, plusieurs réformes ont été apportées à la Loi sur les cinémas de l'Ontario. Ce sont dorénavant des membres du public qui sont nommés à tour de rôle pour attribuer une classification aux films.

Il existe trois cotes de classement en Ontario : Pour tous (G), Surveillance parentale recommandée (SP), Accompagnement d'un adulte (AA) et Réservé aux adultes (R).

Qui a peur du cinéma en Ontario?

• D'autres films ont été censurés en Ontario. Dans certains cas, il s'agissait de couper des scènes, mais dans d'autres cas, c'est le thème même qui offense les censeurs. On pense notamment aux films Beau-père, du cinéaste Bertrand Blier, sorti en 1981 et mettant en scène Patrick Dewaere, Pretty Baby, réalisation de Louis Malle qui révèle accessoirement la jeune Brooke Shields; et Le Tambour, de l'Allemand Volker Schlöndorff.

• Toutes les provinces canadiennes, à l'exception de Terre-Neuve, ont un système de classification des films. L'Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse utilisent le même système de classification et se sont regroupés, en 1995, pour former la Commission cinématographique des Maritimes.

• Les Territoires du Nord-Ouest imposent une classification mais n'ont pas de commission de contrôle, alors que le Yukon, qui n'a pas de classification des films, utilise le système de la Colombie-Britannique.

• En 1992, la régie du cinéma de Colombie-Britannique fait interdire la projection du film Léolo dans les cinémas à salles multiples, affirmant que le film de Jean-Claude Lauzon était pornographique.

• En octobre 1995, lors de la période de questions à la Chambre des communes, le député de Medicine Hat, Monte Solberg, s'insurge contre le fait que le film Léolo, financé par l'ONF, soit présenté à la télévision de Radio-Canada. « Je me demande si le ministre du Patrimoine canadien pourrait expliquer pourquoi il croit que ceci reflète la culture et les valeurs canadiennes et pourquoi les contribuables canadiens doivent payer pour ce genre de saleté », lance le député.

Qui a peur du cinéma en Ontario?

Média : Radio

Émission : Présent édition nationale

Date de diffusion : 25 juillet 1986

Invité(s) : Yannick Baudrihaye, Lucien Lamarche, David Overby

Ressource(s) : Gil Courtemanche, Michel Labrecque

Durée : 7 min 40 s

Dernière modification :
9 novembre 2004


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