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Saisie d'un film érotique suédois

Date de diffusion : 30 juillet 1968

Bien que le bureau de la censure du Québec n'ait pas censuré le film – ni en entier, ni en partie – , la police de Montréal saisit quand même la copie française de I, a Woman (Gaj - en kvinna). Ce film érotique suédois réalisé en 1966 et mettant en scène l'actrice Essy Persson, raconte l'histoire d'une jeune et innocente infirmière qui veut séduire tous les hommes qui croisent son chemin.

Pourtant, le film continue de tenir l'affiche en version anglaise au cinéma Fairview, à Pointe-Claire, en banlieue montréalaise.

Trois ans avant le scandale I, a Woman, la première du film de Jean-Paul Bernier, La terre à boire, au cinéma Le Parisien à Montréal, est interrompue avant même que ne débute la projection, la copie étant arrivée trop tard au Bureau de la censure.

Le film met en vedette Patrick Straram, dans un des rôles principaux, Geneviève Bujold, Patricia Nolin, Gilles Pelletier, Pauline Julien et Stéphane Venne. Il prend l'affiche une semaine plus tard, sous un feu de critiques dévastatrices.

La Révolution tranquille n'aura pas complètement changé les choses en matière de censure au Québec. En 1971, alors qu'il est à l'étape du montage, le film 24 heures ou plus…, de Gilles Groulx, est censuré par l'Office national du film du Canada, producteur de l'œuvre.

Ce film, perçu comme une incitation à la révolution, tourné un an après les événements d'octobre 1970, sera présenté officiellement au grand public en 1977, non sans avoir été vu par des milliers de gens, par voies de diffusions détournées.

Saisie d'un film érotique suédois

I, a Woman a tellement marqué l'artiste de la pop culture Andy Warhol qu'il en fit une version masculine en 1967, I, a Man.

• Jean V. Dufresne, journaliste qui signe le reportage sur la mise à l'index de I, a Woman pour l'émission Coups d'œil, a œuvré pendant quarante ans dans les médias québécois. À Radio-Canada, mais aussi aux quotidiens La Presse, Le Devoir et Le Journal de Montréal, il était reconnu pour son style et sa plume. Il reçoit le prix spécial du public René-Lévesque, décerné par l'Association des journalistes indépendants du Québec, en 1994. Il meurt en septembre 2000.

• Poète, romancier et essayiste, Patrick Straram, qui tient un des rôles principales dans le film La terre à boire a œuvré à Radio-Canada, d'abord à la salle des nouvelles, puis pour une série radiophonique. Il anime également l'émission Blues Clair, à la radio de Radio-Canada, sous le pseudonyme de Bison ravi, le même qu'utilisait Boris Vian et qui est d'ailleurs l'anagramme du nom de l'ingénieur-auteur-chanteur-musicien français.

Saisie d'un film érotique suédois

Média : Télévision

Émission : Coup d'oeil

Date de diffusion : 30 juillet 1968

Ressource(s) : Jean V. Dufresne

Durée : 5 min 19 s

Dernière modification :
10 juin 2003


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