Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Arts et culture · Arts visuels · Femmes peintres au seuil de la modernité

Période : 1948 - 1970

Femmes peintres au seuil de la modernité

Pionnières de la modernité artistique au pays, Marcelle Ferron, Françoise Sullivan et Rita Letendre comptent parmi les figures les plus marquantes de l'art abstrait au Canada. Elles se joignent au groupe automatiste et endossent les déclarations du Refus global lancé en 1948. Elles exposent dans plusieurs continents et se taillent une réputation internationale. Elles pratiquent leur art sans concession, avec un goût insatiable de liberté.

icone_tv
8 clips télé
icone_micro
5 clips radio

Présence des femmes dans l'art

Date de diffusion : 3 novembre 2003

En 2003, le Musée d'art de Joliette présente l'exposition L'école des femmes, 50 artistes canadiennes au musée. À cette occasion, France Gascon, directrice du musée, explique que le domaine des arts visuels est demeuré plus longtemps un bastion masculin que d'autres formes d'art. L'histoire des femmes en arts visuels est relativement récente, souligne France Gascon. Les pionnières, comme la sculpteure Sylvia Daoust ou Emily Carr, peintre dans le sillage du Groupe des sept, étaient des marginales qui ont réussi parce qu'elles avaient de fortes personnalités.

Les écoles des beaux-arts de Québec et de Montréal sont respectivement créées en 1921 et 1922. Une importante proportion de la clientèle est alors composée de filles, car ces écoles admettent les élèves après un cours secondaire seulement et l'enseignement y est gratuit. Si la formation est accessible aux femmes, la vocation de ces établissements consiste plutôt à leur permettre de se cultiver afin de parfaire leur rôle d'épouse et de mère. Peu de femmes deviennent donc peintres ou sculpteures professionnelles. Par ailleurs, celles qui se taillent une réputation sont presque toujours célibataires, signe qu'il est difficile de conjuguer vie familiale et pratique d'un art.

Auteure de l'ouvrage Les Femmes du Refus global (1998), Patricia Smart estime que les femmes artistes gravitant autour du mouvement automatiste dans les années 1940 ont bénéficié d'une égalité avec les hommes sans précédent dans l'histoire de l'art au Québec. Sur les quinze signataires du manifeste Refus global en 1948, sept, soit près de la moitié, sont des femmes. Ces dernières, peintres, danseuses, comédienne, occupent une place centrale dans la production culturelle de l'après-guerre. Craignant qu'elles soient mises au ban de la société, Paul-Émile Borduas lui-même aurait été réticent à ce que les femmes endossent le célèbre manifeste.

Présence des femmes dans l'art

• Le Musée de Joliette a participé à une exposition virtuelle de concert avec quatre autres institutions. Intitulée Perspectives : Femmes artistes en Amérique du Nord, l'exposition en ligne met en valeur l'apport important des femmes dans le monde des arts au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

• Née à Victoria, en Colombie-Britannique, en 1871, Emily Carr se découvre très jeune une passion pour les arts. Elle étudie à la Californian School of Design de San Francisco en 1891 et voyage en Europe. Toutefois, son travail est mal reçu à son retour au Canada.

• En 1927, sa rencontre avec Lawren Harris, artiste du Groupe des sept, marque un tournant dans sa vie et dans sa peinture. Emily Carr peint les paysages de Colombie-Britannique, en particulier la forêt dense de la côte ouest. L'artiste obtient sa première exposition individuelle à la Vancouver Art Gallery en 1938. Elle est alors âgée de 67 ans.

• Pionnière de la sculpture au Québec, Sylvia Daoust est née en 1902 à Montréal. Elle enseigne à l'École des beaux-arts de Québec de 1930 à 1943, puis à Montréal jusqu'en 1968. Elle est décédée en 2004 à l'âge vénérable de 102 ans.

• Figure marquante du renouveau de l'art religieux, Sylvia Daoust a réalisé des œuvres pour la plupart des églises de la province, notamment la basilique Notre-Dame de Montréal et l'oratoire Saint-Joseph. Elle sculpte la statue monumentale du frère Marie-Victorin au Jardin botanique de Montréal et celle d'Édouard Montpetit à l'Université de Montréal.

• En 1920, un groupe de femmes artistes se regroupent pour fonder le Beaver Hall Hill Club de Montréal. Ce groupe est dominé par les artistes anglophones Anne Savage, Prudence Heward, Sarah Robertson, Kathleen Morris, Mabel Lockerby. Plusieurs peintres du groupe ont laissé leur trace dans l'histoire de l'art au Canada.

Présence des femmes dans l'art

Média : Radio

Émission : Aux Arts, etc.

Date de diffusion : 3 novembre 2003

Invité(s) : France Gascon

Ressource(s) : Dominique Charbonneau, Johane Despins

Durée : 8 min 33 s

Dernière modification :
5 mars 2008


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




clips précédents
Activez le Javascript sur votre navigateur...
clips suivants
13 clips dans ce dossier . page
Découvrez aussi
Ferron aux « Couche-Tard »
Télévision
5 min 53 s
6 octobre 1962
Le 6 octobre 1962, le docteur Ferron est invité à l'émission Les Couche-Tard animée par Roger Baulu et Jacques Normand.
Lapalme, caricaturiste-né
Télévision
22 min 54 s
14 avril 1908
Le 14 avril 1908 naît Robert Lapalme, le caricaturiste.