Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Arts et culture · Arts visuels · Lumineuse Ferron

Lumineuse Ferron

Date de diffusion : 24 mai 1970

En 1966, lorsque Marcelle Ferron revient au Québec après treize ans d'absence, elle est une artiste reconnue internationalement. Elle abandonne alors la peinture pour se consacrer à la réalisation de grandes murales et de verrières. À la suite d'une rencontre avec le verrier Michel Blum, Marcelle Ferron met au point une technique industrielle du vitrail. L'usine Superseal de Saint-Hyacinthe accepte de collaborer avec l'artiste. C'est dans ce lieu de travail que le journaliste Jean Sarrazin interviewe Marcelle Ferron à la veille d'une rétrospective de son œuvre au Musée d'art contemporain de Montréal.

Fascinée par la puissance d'évocation du verre antique, Marcelle Ferron cherche à faire vivre ce matériau en créant d'immenses murales formées de ces taches colorées et lumineuses. La méthode qu'elle met au point consiste à insérer des plaques de verre ancien entre deux parois de verre. Les plaques sont reliées par des joints transparents en vinyle. Le verre, dont le procédé de fabrication remonte au Moyen Âge, est importé de France. Il est par la suite découpé selon le dessin de l'artiste. La première commande lui vient de l'architecte Roger d'Astous. Marcelle Ferron réalise alors dix-huit verrières pour le Centre de commerce international d'Expo 67.

En 1953, Marcelle Ferron, récemment séparée de son mari René Hamelin, arrive à Paris avec ses trois filles. Elle loue une maison en banlieue parisienne où elle installe son atelier. Cette période est extrêmement fertile pour la jeune peintre qui « affronte la couleur de front », sculptant de larges traces de couleurs vives sur des fonds blancs. La luminosité de ses tableaux atteint son apogée à la fin de sa période européenne. Elle se fait remarquer par la critique d'art Herta Wescher. Elle expose dans des galeries à travers le monde, et ses toiles attirent les collectionneurs. Accusée d'espionnage, Marcelle Ferron est expulsée de France en 1966.

Lumineuse Ferron

• La fascination de Marcelle Ferron pour la lumière remonte à l'enfance. Lors de ses fréquents séjours à l'hôpital, elle observe les jeux de lumière à travers la vitre biseautée de la fenêtre de sa chambre. L'artiste raconte qu'elle détestait ce verre opaque qui l'empêchait d'observer la vie au dehors, lui préférant la transparence des verrières.

• Marcelle Ferron expose à la Biennale de Sao Paolo en 1961, où elle est l'une des premières femmes à recevoir une médaille d'argent et la seule artiste canadienne à jamais avoir remporté une médaille dans le cadre de cet événement prestigieux.

• Ferron représente aussi le Québec au Festival des Deux Mondes à Spoleto, en Italie, en 1962 et à l'Exposition universelle d'Osaka en 1970. Elle participe à de nombreuses expositions collectives, notamment le Salon des réalités nouvelles en 1956 et la rétrospective Borduas et les automatistes au Grand Palais à Paris, en 1971.

• Marcelle partage la maison de banlieue parisienne qu'elle loue avec une militante basque. Cette dernière publie des tracts antifranquistes envoyés en Espagne. En conflit avec sa propriétaire, Marcelle Ferron se fait perquisitionner par la police secrète française qui saisit les tracts et émet un avis d'expulsion du pays sous des accusations d'espionnage.

Lumineuse Ferron

Média : Télévision

Émission : Prisme

Date de diffusion : 24 mai 1970

Invité(s) : Roch Choquette, Marcelle Ferron

Ressource(s) : Jean Sarrazin

Durée : 8 min 44 s

Dernière modification :
5 octobre 2004


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Présence des femmes dans l'art
Radio
8 min 33 s
Si la formation en arts visuels est accessible aux femmes, peu d'entre elles deviennent peintres ou sculpteures professionnelles.
Marcelle Ferron, peintre
Télévision
26 min 49 s
Signataire du Refus global, Marcelle Ferron se joint au groupe automatiste qui gravite autour de Paul-Émile Borduas.