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La « Cité radieuse » des chats

Date de diffusion : 15 avril 2004

En avril 2004, la chroniqueuse Dominique Charbonneau commente l'installation d'Habitat 04, présentée pendant quelques semaines à la galerie de la Fonderie Darling, à Montréal.

Oeuvre de l'artiste Brian Jungen, Habitat 04, la Cité radieuse pour chats s'inspire des plans et de l'idéal communautaire pensé par Moshe Safdie lors de la conception d'Habitat 67. Au cours de l'exposition de Jungen, le public a pu observer, et même adopter, les chats logeant librement dans la sculpture.

À l'origine, Moshe Safdie souhaite faire d'Habitat 67 une architecture de masse, une « mini-ville », où l'assemblage de modules préfabriqués permet une réduction des coûts. Il a l'intention de créer des appartements abordables, fabriqués en série. L'architecte souhaite construire 1000 logements à prix réduit, mais les coûts de construction l'obligent à laisser de côté ses ambitions.

Malgré tous ses avantages et son design ingénieux, le concept innovateur de Safdie demeure sans lendemain.

La « Cité radieuse » des chats

• Brian Jungen est né en 1970, à Fort St. John, en Colombie-Britannique. Membre de la nation dunne-za, il pratique dans son art l'union hétéroclite des cultures et des objets. À titre d'exemple, Jungen a créé des répliques de masques amérindiens à l'aide de chaussures de sport.

• En juin 2002, le collectif d'artistes Quartier éphémère ouvre la Fonderie Darling dans une vieille usine montréalaise. Ce centre culturel se consacre surtout à l'exposition d'art contemporain et abrite des ateliers de création.

• La « Cité radieuse », spectaculaire unité d'habitation de Marseille conçue par l'architecte Le Corbusier, est inaugurée en octobre 1952. Ce prototype, désormais classé monument historique, devait être le premier d'une série de cités communautaires, jamais réalisées. Pour Le Corbusier, les 337 appartements de l'immeuble, faits à l'échelle humaine, sont à l'image de maisons individuelles.

• L'architecte destinait son édifice à des ouvriers et des prolétaires. Mais en 1954, l'État français met en vente les appartements de l'immeuble.

• Moshe Safdie se dit humaniste. L'architecte espère voir dans un avenir proche la fin de la dépendance à l'automobile dans les milieux urbains. Dans son livre The City After the Automobile publié en 1997, il décrit une ville imaginaire où la vie serait plus facile, sans voiture. Avec ce type d'aménagement de l'espace, Safdie affirme que des agglomérations liées entre elles par des transports en commun pourraient faire disparaître les embouteillages et les banlieues ennuyantes.

La « Cité radieuse » des chats

Média : Radio

Émission : Aux Arts, etc.

Date de diffusion : 15 avril 2004

Ressource(s) : Dominique Charbonneau, Johane Despins

Durée : 7 min 16 s

Dernière modification :
4 mars 2008


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