Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Art de vivre · Art de recevoir · Jour de l'An à l'ancienne

Jour de l'An à l'ancienne

Date de diffusion : 1er janvier 1963

Tourtière, ragoût de pattes de cochon, betteraves, beignes et gâteau aux fruits sont traditionnellement au menu du repas du jour de l'An, raconte Lucette Robert-Beauchemin. Journaliste retraitée, fille de député, celle-ci évoque les coutumes ayant cours dans sa famille lors du Premier de l'an.

Au Canada français, le Nouvel An représente l'apogée du temps des fêtes. Les familles se visitent, s'offrent des étrennes et dansent gigues, cotillons et quadrilles au son du violon.

La fête du jour de l'An commence traditionnellement par un moment solennel : la bénédiction paternelle. Le fils aîné demande à son père de bénir les membres de la maisonnée, agenouillés devant le chef de famille. Après cet instant grave a lieu la distribution des étrennes : bonbons, fruits, vêtements et parfois un jouet de fabrication artisanale. Les cadeaux sont échangés le Premier de l'an plutôt qu'à Noël, fête liturgique.

Dans les campagnes, il est d'usage que le curé, accompagné de ses marguilliers, visite ses paroissiens entre Noël et le jour de l'An. Cet événement, aussi appelé la « quête de l'Enfant Jésus », déclenche la ronde des visites (qui se prolonge jusqu'au Mardi gras) : voisins et parents font la tournée des familles de la paroisse. Les hommes se promènent d'une maison à l'autre pour transmettre leurs vœux de bonne et heureuse année au nom de leur famille. Les femmes quant à elles reçoivent ces visiteurs et leur offrent une collation et un « petit remontant ». L'échange des cartes de vœux pendant les fêtes serait né de la coutume d'annoncer sa venue en envoyant une carte de visite.

La veille du jour de l'An, un cortège de jeunes gens se rend dans les familles afin de recevoir des dons pour les paroissiens les plus pauvres : c'est la guignolée. Des produits de la ferme sont offerts, et pour encourager les bénévoles à poursuivre leur quête dans le froid intense, la maîtresse de maison leur offre un petit verre de rhum pour qu'ils se réchauffent.

Jour de l'An à l'ancienne

• La guignolée est une tradition typique au Québec. À l'origine, elle se déroule la veille du Nouvel An et vise à recueillir des dons pour les habitants pauvres d'un rang. Vers 1860, la Société Saint-Vincent-de-Paul organise la première guignolée pour les citadins démunis de Montréal.

• Le mot « guignolée » est tiré de l'expression « Au gui l'an neuf! », en référence à la plante traditionnelle de la nouvelle année, le gui.

• Plante parasite toujours verte, le gui revêt un caractère sacré pour les Gaulois qui lui confèrent un pouvoir d'immortalité et de fertilité… d'où la coutume de s'embrasser sous des feuilles de gui.

• Ces croyances sont importées en Nouvelle-France par les premiers colons, car le gui ne fait pas partie de la flore canadienne.

• La veille du jour de l'An est aussi appelée la Saint-Sylvestre. Au 5e siècle, l'Église tente de conférer un caractère sacré aux célébrations du jour de l'An qui donnent lieu à des coutumes païennes : défilés dans les rues qui durent toute la nuit, déguisements carnavalesques.

• Sylvestre 1er, dont la fête est célébrée le 31 décembre, est le pape qui incita l'empereur Constantin à faire adopter la chrétienté comme religion officielle de l'Empire romain, en 313, après avoir guéri le souverain de la lèpre.

Jour de l'An à l'ancienne

Média : Radio

Émission : Partage du jour

Date de diffusion : 1er janvier 1963

Invité(s) : Lucette Robert-Beauchemin

Ressource(s) : Renée Larochelle

Durée : 8 min 08 s

Dernière modification :
16 décembre 2008


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Comment utiliser le drapeau
Radio
6 min 09 s
Un drapeau national devrait être hissé rapidement et descendu lentement, avec respect.
Pas de première pour « La terre à boire »
Radio
13 min 17 s
Le jour de la première du film de Jean-Paul Bernier, le Bureau de censure décide que le film ne peut être projeté au Québec. Les artisans sont sous le choc.

Ne pas deleter...fix IE6